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« L’Emprise » de Mylène Farmer : ce que réserve son nouvel album

CANNES, FRANCE - JULY 17: Singer Mylene Farmer attends the final screening of
Marc Piasecki / FilmMagic CANNES, FRANCE - JULY 17: Singer Mylene Farmer attends the final screening of "OSS 117: From Africa With Love" and closing ceremony during the 74th annual Cannes Film Festival on July 17, 2021 in Cannes, France. (Photo by Marc Piasecki/FilmMagic)

MUSIQUE - Quatre ans après son dernier disque Désobéissance, Mylène Farmer est (enfin) de retour. Ce vendredi 25 novembre, la star planétaire de la chanson française dévoile L’Emprise, douzième album et dernier disque en date de ces 38 années de carrière.

Collaborations, sonorités, inspirations... Comme à son habitude, l’interprète de Désenchantée s’est fait discrète depuis la confirmation, au mois de mai, de la venue de ce nouveau projet. « Pendant longtemps j’ai été incapable d’écrire un seul mot​… Je pensais tout arrêter. Puis c’est arrivé d’un seul coup. J’étais comme la marée montante », a-t-elle récemment confié lors d’une très rare interview, donnée au JDD.

Deux inédits ont, cependant, déjà été révélés. Le premier s’intitule À tout jamais. Il a été composé par Woodkid. « C’est un surdoué. Un artiste qui ne lâche jamais rien, un ami aujourd’hui. C’est aussi un homme humble, cultivé et curieux de tout », raconte Mylène Farmer, toujours au JDD. Le musicien français, derrière sept des morceaux de L’Emprise, a aussi assuré la direction artistique du disque.

Côté paroles, elles sont abruptes, parfois crues. « Plus de sorry sorry/Plus dans ma chair/Toi et ton double, ami/Retourne en enfer », fredonne l’artiste. « Elle dit des choses qu’on n’a pas l’habitude d’entendre dans sa bouche », observe Bastien Collignon, l’animateur du podcast Mylène Farmer : Histoires de…, dans les colonnes du Parisien.

Rayon vert, Invisibles, Bouteille à la mer...

Le deuxième titre, lui, est un featuring. Il est interprété avec AaRON, duo français derrière le tube U-Turn (Lili). L’ambiance est inquiétante, voire glaçante, mais reste très dansante grâce à son fond d’électro et ses synthés « eighties ». Elle est accompagnée d’un clip ésotérique en orbite, avec Mylène et son acolyte Simon Buret, tous deux évanescents, à bord d’un vaisseau spatial.

Invisibles, Que l’aube est belle, Rallumer les étoiles, Bouteille à la mer, Ne plus renaître... Douze autres morceaux aux noms évocateurs rejoignent les deux précédemment cités dans la galaxie de L’Emprise, album placé sous le thème des relations toxiques dans lequel Mylène Farmer s’adresse « à un pervers narcissique et l’envoie promener », nous dit Le Parisien qui a écouté l’intégralité du disque en exclusivité.

Il sort ce 25 novembre, date de la journée internationale contre les violences faites aux femmes. Faut-il y voir un écho ? Non, assure la chanteuse. « Ce thème s’est imposé à moi en dehors de toute actualité. [...] Qui n’a pas un jour été sous l’emprise d’une telle personne ? Féminine ou masculine, peu importe. Les êtres ultrasensibles ou habités de doutes qui les rongent sont une proie idéale… L’important est de l’identifier et de tenter de combattre cette emprise », lance la musicienne, connue pour ses textes à double sens, dans le JDD.

Moby s’invite

La couverture du disque est sans équivoque. C’est un avatar futuriste de la star, recroquevillée sur elle-même, le regard vide. « Toute l’identité graphique de mon album est composée de ce double moi. Fragilité qui va au fil des pages se vêtir d’une carapace pour se renforcer… se protéger », amorce l’interprète de Oui mais... Non.

Pochette de l’album « L’emprise » de Mylène Farmer, disponible à partir du 25 novembre.
Polydor Pochette de l’album « L’emprise » de Mylène Farmer, disponible à partir du 25 novembre.

Elle a fait appel à deux autres noms emblématiques de la musique pour cet album : Moby et le groupe Archive. Le premier a composé deux titres (Bouteille à la mer et Rallumer les étoiles). « C’est un Martien et mon ami musical », confie-t-elle à son sujet. Les seconds, proches de la chanteuse, aussi (Do You Know Who I Am, Ne plus renaître). Ce n’est pas une première, le groupe de rock avait déjà contribué à son album Bleu noir, en 2010.

Douze ans ont passé. Et force est de constater que Mylène rime encore avec succès, sa prochaine tournée affiche déjà presque complet. Même si celle-ci s’imagine « finir sa vie dans l’Arctique avec des Inuits », il y a fort à parier que ce nouvel album ne sera pas le dernier.

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