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L’accord UE-Mercosur est toujours en sursis, mais Lula “n’abandonne pas”

Le président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, avait imaginé pouvoir annoncer la ratification du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur depuis l’imposant Museu do Amanhã (“musée de demain”) à Rio de Janeiro, où se tient jeudi 7 décembre la réunion des chefs d’État qui clôt le 63e sommet du marché commun sud-américain (regroupant le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay).

Mais “l’imbroglio” avec le bloc européen, en particulier au sujet de ses nouvelles exigences environnementales, que le gouvernement brésilien juge disproportionnées, “a frustré les attentes” de Lula, observe le site d’actualité politique Poder 360. Pour le titre, les réticences récemment affichées par le dirigeant français, Emmanuel Macron, à propos de l’accord commercial signé en 2019 après plus vingt ans de débats, ont “pratiquement enterré toute possibilité de conclusion” d’ici à la fin de décembre.

Samedi 2 décembre, peu de temps après un tête-à-tête avec Lula en marge de la COP28, à Dubaï, le chef de l’État français, qui a promis de se rendre au Brésil à la fin de mars, a ainsi déclaré être “contre l’accord” dans son état actuel. Selon lui, le texte, “mal rapiécé”, ne prend “pas en compte la biodiversité et le climat” et est “complètement contradictoire” avec ce que son homologue est en train de faire au Brésil”.

Dans la foulée de ces propos, qui, pour l’exécutif brésilien, trahissent le protectionnisme agricole français, le commissaire européen au Commerce, Valdis Dombrovskis, a annulé son déplacement à Rio de Janeiro, où il devait finaliser les termes du traité.

“Je n’abandonnerai pas tant que je n’aurai pas parlé à tous les présidents et que je n’aurai pas entendu le non de chacun”, a par la suite déclaré Lula, cité par le quotidien brésilien Folha de São Paulo, lors d’une conférence de presse au côté du Premier ministre allemand, Olaf Scholz, qui est, lui, favorable à l’accord.

“Mauvaise volonté de part et d’autre”

Poder 360 souligne également des difficultés du côté sud-américain. Le gouvernement argentin sortant a en effet mis un frein aux négociations, tandis que la position de l’ultralibéral Javier Milei, élu à la tête du pays en novembre et qui doit prendre ses fonctions le 10 décembre, reste incertaine.

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