L’Équateur régularisera plus de 500 000 migrants vénézuéliens sur son territoire

PHOTO / ANTONELLO VENERI / AFP

Après la Colombie, l’Équateur. Le gouvernement de Guillermo Lasso a annoncé, mardi, la régularisation de plus d’un demi-million de migrants vénézuéliens présents sur son territoire, qui fuient la crise économique et politique dans leur pays.

Il s’agirait du processus de régularisation “le plus grand de l’histoire du pays”, a déclaré le ministre des Affaires extérieures, Juan Carlos Holguín, repris par le média GK.

Selon les chiffres du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, plus de 551 000 Vénézuéliens se trouvent en ce moment en Équateur, pays d’environ 18 millions d’habitants.

Le processus se déroulera en deux étapes, a précisé le ministre. La première concerne environ 350 000 personnes qui ont migré de façon régulière et peuvent le démontrer. Tandis que la seconde s’occupera de ceux qui l’ont fait par des points de passage irréguliers.

Cela permettra aussi de “filtrer les citoyens qui ne remplissent pas les conditions requises pour rester dans notre pays”, a ajouté Holguín.

Récemment, le nombre de Vénézuéliens fuyant la profonde crise économique et politique qui asphyxie leur pays est passé de 6 à plus de 6,8 millions, selon les derniers chiffres disponibles, ce qui en fait le deuxième plus grand exode moderne au monde, après celui de la Syrie.

Une fois régularisés, les Vénézuéliens qui vivent en Équateur se verront accorder un visa de résidence gratuite et valable deux ans, renouvelable une fois.

Le plan de Lasso ressemble énormément à celui lancé un an auparavant par la Colombie, dont 96 % des presque 2,5 millions de Vénézuéliens sur son territoire sont régularisés ou en voie de régularisation, rappelle El Espectador.

Sur le continent, ce sont les gouvernements de droite qui ont le plus parié sur la régularisation des migrants vénézuéliens – dans la liste des pays hôtes, le Mexique et le Costa Rica, respectivement de gauche et plutôt centriste, ont récemment imposé des restrictions. En effet, ces migrants fuient un pays contrôlé par le chavisme de Nicolás Maduro, considéré comme un “dictateur” par les États-Unis et les gouvernements conservateurs de la région.

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