Législatives: un candidat attaqué sur son casier judiciaire demande à son adversaire "pourquoi elle n'a pas de mari"

Capture d'écran Mayotte 1ère - Mayotte 1ère
Capture d'écran Mayotte 1ère - Mayotte 1ère

Un débat, repéré par Le HuffPost, entre deux candidats aux législatives à Mayotte a viré à la foire d'empoigne mercredi sur "Mayotte La 1ère" ce mercredi.

Deux candidats, Estelle Youssouffa, une ancienne journaliste, connue sur l'île pour son implication dans différentes mobilisations sociales, débat face à son adversaire Théophane Narayanin, un chef d’entreprise d’origine réunionnaise, tous deux candidats sous l'étiquette Divers, lorsque le ton monte.

"Madame je ne suis pas venue ici pour qu’on fasse mon procès. Ma vie privée, je vous interdis d’en parler. (...) Moi j’ai un programme politique, je ne viens pas vous demander pourquoi à 45 ans elle n’a pas de mari ou elle n’a pas d’enfants", répond alors Théophane Narayanin, menaçant de quitter le plateau.

"Un casier judiciaire long comme le bras"

Le sexagénaire n'apprécie guère les remarques sur son "casier judicaire long comme le bras", d'après sa concurrente qui cite notamment une condamnation pour coups et blessures ayant entraîné la mort en 1984.

Estelle Youssouffa ne se démonte pas et continue alors à égrener son CV judiciaire pendant que l'entrepreneur l'attaque et dénonce "son hystérie".

Théophane Narayanin est également soupçonné d’implication dans l’agression d’une avocate à Mayotte. Mis en examen pour "association de malfaiteurs", il a demandé l’annulation des charges, en vain pour l’instant.

De quoi nourrir les acccusations d'Estelle Youssouffa qui juge que son adversaire cherche à se faire élire en vue de l’immunité parlementaire.

Lors du premier tour, Estelle Youssouffa est arrivée en tête avec 21,04% devant Théophane Narayanin (17,70%).

Article original publié sur BFMTV.com

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles