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L'édito du rédacteur en chef : "Chère… mais indispensable"

Exsangues depuis le premier confinement de 2020, les ventes de voitures neuves avaient ensuite été plombées par les conséquences du conflit en Ukraine et les pénuries mondiales de semi-conducteurs.

Or, pas de composants électroniques, pas de voitures; pas de voitures, pas de ventes; pas de ventes… pas de ventes ! Et l'année 2022 de connaître, avec seulement 1,5 million d'immatriculations, le pire résultat depuis une époque si lointaine que l'on trouvait encore des usines Citroën sur le quai de Javel. Face à une telle Bérézina, 2023 était donc attendue comme un juge de paix.

Grâce à une croissance des ventes de 16,1 %, le nombre de voitures neuves immatriculées a dépassé l'an dernier 1,77 million. Alors, certes, on est loin des 2,21 millions d'exemplaires de 2019, juste avant que la pandémie ne vienne gâcher la fête. Néanmoins, ce chiffre se rapproche de ceux que l'on relevait par exemple entre 2012 et 2014.

Pas si mal, et même épatant, quand on constate à quel point le prix des voitures neuves augmente de façon exponentielle. Ainsi, selon les données du cabinet spécialisé AAAData, le prix moyen d'une voiture neuve est de 35 300 €. Comptez 28 000 € pour une essence “simple” (mais 35 000 € si elle est hybride), quasi 42 000 € pour une électrique et près de 60 000 € pour une hybride rechargeable.

Face à de tels sommets, un marché qui repart à la hausse n'est-il pas la meilleure preuve du caractère indispensable de l'automobile pour les Français ?

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