La lèpre, une maladie négligée mais qui compte 200.000 nouveaux cas chaque année

DIGICOMPHOTO / SCIENCE PHOTO LIBRA / FCA / Science Photo Library via AFP

La lèpre, aussi appelée maladie de Hansen, sévit encore de nos jours. Cependant, de nouvelles pistes thérapeutiques existent. Elles pourraient améliorer la prise en charge des malades.

Le 29 janvier 2023 aura lieu la 70ème édition de la Journée mondiale des malades de la lèpre. Initiée en 1954 par le journaliste et écrivain Raoul Follereau, cette journée est l'occasion de rappeler que cette maladie, causée par la bactérie Mycobacterium leprae et aussi appelée maladie de Hansen, sévit encore de nos jours, particulièrement en Asie, au Brésil, à Madagascar et en Afrique Centrale.

Des traitements existent mais ils sont astreignants et coûteux pour les malades qui vivent dans des régions d'extrême pauvreté. De nouvelles pistes thérapeutiques pourraient cependant améliorer leur prise en charge. Le point avec Alexandra Aubry, du Centre d’Immunologie et des Maladies Infectieuses (Sorbonne Université/Inserm/CNRS).

Une maladie toujours présente

La lèpre est une maladie chronique invalidante qui touche principalement la peau, les nerfs périphériques, les voies respiratoires supérieures et les yeux. Autrefois, elle représentait un problème de santé publique mondiale mais depuis l'application dans les années 1980 d'un schéma thérapeutique incluant deux ou trois antibiotiques, le nombre de malades a considérablement chuté.

"Néanmoins, depuis une quinzaine d'années, on a atteint un plateau bas et une phase de stagnation avec environ 200.000 nouveaux cas par an", regrette Alexandra Aubry. Plusieurs raisons expliquent cette situation, à commencer par la longue durée d'incubation de la maladie (jusqu’à 15-20 ans), un mode de transmission encore difficile à cerner, la lenteur d'apparition des symptômes et la longueur du traitement. D'autres facteurs influent aussi sur la dissémination de la maladie notamment le difficile accès à une consultation et aux soins dans les zones d'extrême pauvreté et les risques d'exclusion sociale qu'encourent les malades une fois diagnostiqués.

"Pour parvenir à l'élimination de la lèpre dans les pays cibles, il faut améliorer la prophylaxie, améliorer le dépistage et améliorer le traitement de la maladie et de ses réactions secondai[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi