Karim Benzema porte plainte contre Damien Rieu pour diffamation

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Brillant sur les terrains de football cette saison, Karim Benzema a choisi d'investir le terrain judiciaire contre une série de tweets de l'ex-identitaire Damien Rieu. (Photo: Juan Medina via Reuters)
Brillant sur les terrains de football cette saison, Karim Benzema a choisi d'investir le terrain judiciaire contre une série de tweets de l'ex-identitaire Damien Rieu. (Photo: Juan Medina via Reuters)

Une procédure judiciaire lancée par l'attaquant des Bleus suite à deux tweets datés de fin 2020, où Damien Rieu comparait notamment Karim Benzema à un djihadiste.

JUSTICE - Au lendemain d’une nouvelle prestation saluée par le monde du football, Karim Benzema occupe une nouvelle fois l’actualité. L’attaquant des Bleus et du Real Madrid a décidé de porter plainte pour diffamation publique contre Damien Rieu, actuel membre du parti Reconquête! d’Eric Zemmour.

Ce mardi 3 mai, Damien Rieu a lui-même partagé sa convocation au tribunal sur Twitter, non sans une certaine confiance quant au sujet de l’affaire: “Karim veut me faire taire… dites lui que j’ai gagné tous mes procès”. L’ancien porte-parole du groupe -depuis dissous- Génération Identitaire est attendu le 23 mai devant le tribunal de Lyon pour une première comparution, en vue de sa mise en examen.

Une affaire qui remonte déjà à 2020. En octobre et novembre de cette année-là, Damien Rieu, de son vrai nom Damien Lefèvre, avait mentionné à plusieurs reprises le joueur français sur les réseaux sociaux.

Benzema comparé à des djihadistes

Dans un premier tweet daté d’octobre 2020 et toujours visible en ligne à ce jour, Damien Rieu avait mis en avant une photo de Karim Benzema aux côtés de l’Imam de Meaux, accompagné du commentaire suivant: “Intéressant de découvrir que Benzema fréquente l’imam Nourdine Mamoune qui vient d’être perquisitionné... Vivement que la Justice s’intéresse aussi au financement des mosquées de Bron”.

Le soutien d’Eric Zemmour y faisait allusion à une perquisition menée trois jours après l’assassinat du professeur d’histoire Samuel Paty. Une perquisition qui n’avait d’ailleurs débouché sur aucune poursuite judiciaire.

Le 22 novembre, le soutien d’Eric Zemmour avait enchaîné avec un second tweet montrant un montage photo avec d’un côté des djihadistes et de l’autre le joueur de l’équipe de France avec l’index levé vers le ciel.

Un geste religieux régulièrement récupéré par les djihadistes du groupe Etat islamique dans leur propagande. Interrogé par 20 minutes au sujet de ce signe Myriam Benraad, politologue spécialiste du Moyen-Orient, chercheuse à l’Iremam indiquait: “c’est un geste d’affirmation de la foi, pas un geste politisé, militarisé comme il l’est devenu avec des groupes comme l’Etat islamique. Ces groupes politisent une pratique qui normalement relève de la sphère de l’intime”.

Après ce second tweet, Me Sylvain Cormier, avocat de l’attaquant madrilène, avait vivement condamné les propos de l’ancien membre du Rassemblement National. “Le militant d’extrême droite multirécidiviste Damien Lefèvre alimente la haine, son dernier tweet assimile Karim Benzema à un terroriste. Faut-il attendre un nouveau drame pour réagir?, écrivait-il sur Twitter, sans oublier de mentionner Emmanuel Macron et son ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

Une procédure “pour intimider” selon Damien Rieu

Joint par Le Parisien, Damien Rieu parle d’une “une procédure classique pour intimider”. Pour son avocat, qui se veut tout de même plus prudent, la diffamation semble dure à prouver: “Je ne veux pas encore parler du fond de l’affaire pour l’heure, mais de ce que j’en vois sur la convocation, la diffamation me semble très difficilement caractérisable dans ce cas-là.

Également contacté par le journal, l’avocat de Karim Benzema n’a pas souhaité s’exprimer sur le dossier, encore au stade de l’instruction.

Si Damien Rieu se veut si confiant, c’est grâce à ses deux précédentes relaxes devant des tribunaux. La première pour des faits remontant à 2012, où l’ancien membre de Génération Identitaire s’était introduit sur le toit d’une mosquée de Poitiers avec d’autres militants et la seconde pour avoir participé à une opération anti-migrants dans les Alpes en 2018.

À voir également sur Le HuffPost: Zemmour et son équipe virés d’un terrain de foot créé par Zidane

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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