La justice britannique refuse l'extradition de Julian Assange vers les États-Unis

M.D.
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Le fondateur de WikiLeaks risque aux États-Unis 175 ans de prison pour avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines.

Julian Assange reste pour l'heure au Royaume-Uni. La justice britannique a rejeté ce lundi la demande d'extradition du fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis, qui veulent le juger pour espionnage après la publication de centaines de milliers de documents confidentiels. La décision rendue par la juge Vanessa Baraitser, à la cour criminelle de l'Old Bailey de Londres, est susceptible d'appel.

L'avocate Stella Moris, avec qui Julian Assange a eu deux enfants pendant sa réclusion à l'ambassade d'Equateur à Londres, est arrivée un peu plus tôt sans un mot au tribunal.

Dans une interview publiée dimanche par le journal Der Spiegel, elle a estimé que la situation dans la prison de haute sécurité de Belmarsh, où il est détenu, "n'est rien comparé aux conditions de détention auxquelles il serait soumis aux Etats-Unis s'il était extradé", estimant que Julian Assange serait alors "enterré vivant".

Il risque 175 ans de prison aux États-Unis

Julian Assange a été arrêté en avril 2019 après sept ans derrière les murs de l'ambassade d'Equateur à Londres, où il s'était réfugié après avoir enfreint les conditions de sa liberté sous caution, craignant une extradition vers les États-Unis ou la Suède, où il a fait l'objet de poursuites pour viol qu'il conteste et qui ont depuis été abandonnées.

L'Australien risque aux États-Unis 175 ans de prison pour avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan.

Les États-Unis reprochent au fondateur de WikiLeaks d'avoir mis en danger des sources des services américains, accusation qu'il conteste. Parmi les documents publiés figurait une vidéo montrant des civils tués par les tirs d'un hélicoptère de combat américain en Irak en juillet 2007, dont deux journalistes de l'agence Reuters.

Pendant les cinq semaines d'audience en février et en septembre, les avocats de Julian Assange ont dénoncé une procédure "politique" fondée sur des "mensonges". Or, soulignent-ils, l'accord américano-britannique interdit "expressément" les extraditions pour les "infractions politiques".

Article original publié sur BFMTV.com

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