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Julien Bayou : un appel à la « grève militante » lancé par des écologistes pour la suspension du député

Julien Bayou, ici fin février 2024 à l’Assemblée nationale, n’a pas été suspendu par le groupe EELV après le dépôt de la plainte de son ex-compagne.
STEPHANE DE SAKUTIN / AFP Julien Bayou, ici fin février 2024 à l’Assemblée nationale, n’a pas été suspendu par le groupe EELV après le dépôt de la plainte de son ex-compagne.

POLITIQUE - « Ce vote nous fait honte. » Des dizaines de militants et élus écologistes ont lancé un appel à la « grève militante » après le vote des députés EELV, qui ont refusé de suspendre le député Julien Bayou accusé de « violences psychologiques » par son ex-compagne Anaïs Leleu.

Julien Bayou : Anaïs Leleux, son ex-compagne, porte plainte contre lui pour « harcèlement moral »

L’information a été dévoilée par Le Parisien et confirmée par BFMTV ce lundi 1er avril. Dans le texte que les deux médias ainsi que le HuffPost ont pu consulter, ces écologistes félicitent la prise de parole d’Anaïs Leleu et affirment à plusieurs reprises croire la victime présumée.

Cette dernière avait annoncé avoir porté plainte début mars, poussant Julien Bayou à se mettre en retrait afin de permettre à sa formation politique « de travailler sereinement pendant l’enquête à venir », justifiait-il dans un communiqué, tout en assurant être « innocent ».

« Indigne et irresponsable »

En fin de semaine dernière, les députés EELV ont ensuite décidé de se pencher sur son cas et de voter pour ou contre sa suspension du groupe. Selon le règlement interne, une majorité qualifiée de 60% des effectifs était nécessaire pour suspendre officiellement le député de Paris. Elle n’a pas été atteinte lors du scrutin.

« Nous n’avons eu de cesse de demander un acte politique fort et de rappeler que nous ne pouvions nous cantonner à suivre le seul cheminement judiciaire » car « nous ne sommes pas un tribunal mais un parti qui défend certaines valeurs, et qu’en tant qu’organisation se revendiquant féministe, nous prenons à cœur la parole des victimes et la parole des femmes », affirment les militants mécontents dans leur texte.

« Au lieu de ça, nous avons appris que le groupe écologiste de l’Assemblée Nationale n’a pas voté la suspension de Julien Bayou, la décision n’ayant pas atteint les 60% requis. C’est indigne et irresponsable. Ce vote nous fait honte », dénoncent-ils.

Grève indéterminée

Les signataires, dont la conseillère EELV de Paris Raphaëlle Rémy-Leleu, réclament donc qu’Europe Ecologie-Les Verts « se désolidarise officiellement de la position du groupe écologiste qui est autonome de celle du parti », que les députés ayant voté contre la suspension « l’assument devant les militants », et qu’un « nouveau vote soit mis à l’ordre du jour ».

Si leurs volontés ne sont pas suivies, les contestataires promettent une grève indéterminée qui se traduira de plusieurs façons. Ils menacent notamment de se retirer de la campagne des européennes et des instances du parti, ou d’arrêter le versement des indemnités des élus.

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