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Jugé pour diffamation à New York, Trump quitte la salle d'audience en plein milieu des plaidoiries

L'ancien président américain Donald Trump, jugé pour diffamation à New York (États-Unis), a quitté la salle d'audience ce vendredi 26 janvier, peu de temps après le début des plaidoiries finales, rapportent plusieurs médias américains dont CNN. Ce départ a eu lieu alors que Roberta Kaplan, l'avocate d'E. Jean Carroll, commençait à prendre la parole.

Le procès au civil en diffamation de Donald Trump que lui a intenté l'écrivaine E. Jean Carroll, sur fond d'accusations de viol dans les années 1990, se termine ce vendredi. Il devra déterminer si Donald Trump, 77 ans, est responsable de diffamation contre E. Jean Carroll, 80 ans, qui réclame au moins dix millions de dollars de dédommagements pour préjudice moral et professionnel.

Une prise de parole limitée pour Trump pour se défendre

E. Jean Carroll est une ancienne chroniqueuse de l'édition américaine du magazine Elle qui a accusé Donald Trump de viol en 1996 dans une cabine d'essayage d'un grand magasin new-yorkais.

En mai dernier, le même tribunal, saisi par une autre plainte de E. Jean Carroll, avait condamné au civil le magnat à cinq millions de dollars de dédommagements pour agression sexuelle il y a 28 ans et des propos diffamatoires contre elle en 2022.

Jeudi, l'ex-président s'est brièvement défendu au procès mais sa liberté de parole était strictement limitée par le juge pour éviter tout dérapage verbal.

Le grand favori de la primaire des républicains pour la présidentielle a simplement indiqué par un "oui" qu'il avait tenu les propos visés par une première plainte en 2019 contre des accusations de viol que venait de lancer, pour la première fois publiquement, E. Jean Carroll dans un livre.

"Elle a dit quelque chose que j'ai considéré comme faux", a dit Donald Trump.

La plaignante qualifiée de "tarée" et "malade"

Mais encore mercredi, il avait lancé sur sa plateforme Truth Social 37 attaques écrites contre E. Jean Carroll qu'il continue de dénigrer et d'insulter en la traitant de "tarée", à l'"histoire bidon", qu'il n'a "jamais vue de (sa) vie". "Elle est malade", avait-il répété lors de sa déposition en 2022.

Le juge Lewis Kaplan, qui avait présidé le premier procès en mai 2023, a ordonné que ce second ne porte que sur les propos de Donald Trump et pas sur les accusations de viol de la plaignante.

En comptant cette affaire, Donald Trump est visé cette année par six procès pénaux ou civils.

Article original publié sur BFMTV.com