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Judo: Teddy Riner en quête d’infos et de points en Turquie, à quatre mois des JO de Paris 2024

Le Japon envoie en Turquie huit de ses 14 sélectionnés olympiques, des combattants de plus en plus rares en compétition à mesure que les JO se rapprochent. Il ne faut pas rater l’occasion d’en prendre un. Tatsuru Saito connait bien Teddy Riner. Ils ont disputé plusieurs combats d’entraînement ensemble en 2023 lors que Riner est passé dans l’université de Kokushikan où se prépare le massif Japonais de 170 kilos. C’est là que le Français et son coach Franck Chambily ont identifié une faiblesse : une baisse du respect de la tactique dans les combats à rallonge. A Doha en mai 2023, en quart de finale des Mondiaux, Teddy Riner a parfaitement appuyé sur cette faille pour faire céder Saito après sept minutes de combat.

Saito en quête de revanche

Le jeune Japonais de 22 ans a-t-il musclé sa condition physique et effacé de point faible avant Antalya ? Les deux hommes pourraient se croiser en finale ce dimanche. Le fils du double champion olympique Hitoshi Saito est pour l’instant virtuellement tête de série numéro 8 aux JO, le dernier spot, quatre rangs devant Riner pointé à 470 points, moins qu’une victoire ou une médaille d’argent. A-t-il aussi digéré le débat autour de sa sélection jugée un peu précoce par une partie des observateurs dans l’archipel ? Certains auraient préféré voir se poursuivre la lutte avec Kokoro Kageura, un petit gaucher qui a déjà battu Riner.

Puumalainen la menace venue du froid

C’est l’adversaire inattendu. Celui surgi après une dernière année folle et d’un pays pas vraiment dingo de judo. Le Finlandais Martti Puumalainen, sa bouille rondelette, son sourire jovial, a déboulé dans le paysage des poids lourds avec son judo archi-dynamique. L’ascension a commencé l’été dernier lors du Masters qu’il remporte en battant notamment Saito. Ce jour-là, il avait lancé à l’AFP qu’il était prêt à affronter Riner, avec un poil de forfanterie. Pas la chance d’un jour puisqu’il devient champion d’Europe début novembre à Montpellier. En finale, il remonte in extremis un waza-ari au Géorgien Tushishvili avant de dérouler l’ancien champion du monde sur le dos. Une célébration bras et jambes écartés, un bonheur tout simple.

Puumalainen est une menace pour le Français. Ils ne se sont jamais rencontrés. Si tout se passe bien, ce sera en demi-finale ce dimanche. Puumalainen est cornaqué par le Slovène Rok Draksic, maître tacticien et véritable chien de guerre. Il a transformé son élève. Le Finlandais est adepte des mouvements d’épaule à genoux et pas du genre à se décourager dans les combats mal engagés. Quelle attitude aura-t-il lorsque les grosses pattes de Riner se poseront sur son judogi ? Un combat entre les deux serait riche d’enseignements avant les JO. Sixième du classement olympique, il peut être rattrapé voire dépassé par le Français en Turquie dans cette lutte importante.

Article original publié sur RMC Sport