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Journée des droits des femmes: Emmanuel Macron "croit à une Europe féministe"

Le président Emmanuel Macron à Poissy, le 7 mars 2022 - Ludovic MARIN © 2019 AFP
Le président Emmanuel Macron à Poissy, le 7 mars 2022 - Ludovic MARIN © 2019 AFP

"Je crois à une Europe féministe", a déclaré Emmanuel Macron mardi, en appelant à faire de l'égalité femmes-hommes "une grande cause européenne" et à lutter contre "les reculs dans certains pays", notamment sur l'avortement.

"Est-ce que l'égalité entre les femmes et les hommes est obtenue? Non (...) Le travail est encore loin d'être terminé", a déclaré le chef de l'Etat en concluant une réunion à l'Elysée sur l'égalité professionnelle en Europe à l'occasion de la Journée des droits des femmes, dans le cadre de la présidence française de l'UE.

Des "reculs inacceptables" en Europe sur l'avortement

Il s'est alarmé "des reculs inacceptables" sur l'avortement constatés "ces dernières années" dans certains pays, qu'il n'a pas cités.

L'avortement est autorisé presque partout dans l'UE, sauf à Malte où il reste totalement illégal, et avec parfois d'importantes restrictions, comme en Pologne, où la loi a été durcie par le parti conservateur nationaliste au pouvoir.

"C'est pourquoi je plaide pour que ce droit soit inscrit dans la charte des droits fondamentaux de l'UE, car nous n'avons pas le droit de régresser", a déclaré Emmanuel Macron. 876450610001_6300011194001

Le féminisme, "peut-être surtout une affaire d'hommes"

S'exprimant devant une douzaine de chefs d'entreprises européennes, il s'est par ailleurs montré "optimiste" sur les avancées réalisées durant la présidence française de l'UE sur les textes en discussion pour garantir une meilleure représentation des femmes dans les instances dirigeantes des entreprises et pour viser l'égalité salariale.

"Si on ne met pas des règles, les choses ne bougeront pas", a-t-il affirmé, en appelant à "européaniser" celles-ci sur "les meilleurs standards". "Je pense que le féminisme n'est pas l'affaire des femmes, mais aussi et peut être surtout une affaire d'hommes" car "les règles qu'il faut bousculer" sont "dans des enceintes où trop souvent ce sont des hommes qui ont les responsabilités", a-t-il estimé.

Article original publié sur BFMTV.com