Jordan Bardella veut mettre fin à "l'excuse de minorité" pour les mineurs délinquants

Le président du RN, Jordan Bardella tête de liste de son parti aux élections européennes 2024, affirme sur BFMTV-RMC ce mercredi 17 avril vouloir mettre un terme à "l'excuse de minorité". Selon le Code pénal, il s'agit d'une "atténuation de responsabilité" en raison de son âge.

Jordan Bardella explique aussi vouloir "généraliser le principe des centres éducatifs fermés" en France.

"Je pense qu'il faut dès le plus jeune âge, un peu sur le modèle des pays d'Europe du nord, des peines très courtes et immédiates", souligne-t-il.

Soit des peines de prison de quelques jours, alors qu'en France les peines de moins d'un an sont considérées comme n'étant pas applicables. Le président du Rassemblement national pointe les taux de récidive "moindres" aux Pays-Bas où ce système est appliqué. Une information que nous n'avons pas été en mesure de confirmer à ce stade.

Les centres éducatifs fermés se distinguent des foyers classiques car "le placement est imposé dans le cadre d'un contrôle judiciaire", explique le site du ministère de la Justice. Le "jeune est obligé d'y résider sous la surveillance permanente des adultes et de respecter les conditions du placement".

"Il faut taper aux portefeuilles"

Autre mesure proposée par le Rassemblement national: "la suspension d'allocations familiales aux parents de mineurs délinquants, voire aux parents de mineurs récidivistes".

"Il n'y aucune raison que des familles françaises qui font preuve de carences éducatives manifestes, qui sont totalement déresponsabilisées puissent bénéficier des fruits de la solidarité nationale", martèle-t-il.

Pour lui, "les excuses de la pauvreté, des difficultés sociales" ne peuvent "justifier la délinquance". "On est responsable de ses enfants, et quand des mineurs sont connus pour cinq, dix, quinze, vingt, parfois trente faits de délinquance, il faut taper au portefeuille", ajoute le candidat qui veut "renforcer le bouclier judiciaire".

Plus largement, Jordan Bardella veut également mettre fin "aux possibilités d'aménagement de peine pour les atteintes à l'intégrité physique" et rétablir "les peines planchers".

Article original publié sur BFMTV.com