Publicité

Joe Biden se moque de Trump et des Républicains avec cette photo bizarre pour fêter le Super Bowl

Cette image du « dark » Joe Biden est une manière de détourner les théories du complot tout en essayant de faire passer Joe Biden pour un jeune cool.
Joe Biden (X) Cette image du « dark » Joe Biden est une manière de détourner les théories du complot tout en essayant de faire passer Joe Biden pour un jeune cool.

ÉTATS-UNIS - Un vrai chambreur ce Joe Biden. Le président des États-Unis a publié une photo de lui avec des yeux rouges en laser après la victoire des Chiefs de Kansas City lors du Super Bowl 2024, la finale du championnat de football américain. Le président avait en effet pris position pour soutenir cette équipe, qui affrontait les 49ers de San Francisco.

Au Super Bowl, Usher réveille l’esprit de Michael Jackson en portant ce gant blanc

Alors que de nombreux passionnés de cryptomonnaie ont pu croire que cette photo serait une référence au Bitcoin (ce qui est faux, Joe Biden n’a même jamais soutenu publiquement les cryptomonnaies), il s’agit surtout d’une réutilisation d’un ancien détournement appelé « Dark Brandon ».

Né en 2022, ce meme avait pour but de montrer le président Biden dans une version plus sombre et maléfique, mais de manière ironique : l’image reprenait alors des codes des mouvements pro Donald Trump en les détournant pour s’en moquer, explique le site spécialisé KnowYourMeme.

Aujourd’hui, ces détournements sont réutilisés par la propre équipe de campagne de Joe Biden. Ils permettent de tenter de donner une image cool et jeune de l’actuel président américain, bien que ce dernier a multiplié les signes de vieillesse ces derniers temps. Les yeux lasers se retrouvent même sur les goodies officiels siglés de la date clé de 2024, où Joe Biden joue sa réélection.

En postant cette image peu après la fin du Super Bowl, l’objectif des équipes de Joe Biden était aussi de « troller » et tourner en ridicule les dernières attaques des Républicains liées à ce match très suivi aux États-Unis. Cette version « sombre » de Joe Biden est une manière de renvoyer à la théorie du complot selon laquelle le Super Bowl aurait été truqué pour permettre à l’équipe du petit ami de Taylor Swift, Travis Kelce, de le gagner.

Ce prétendu « trucage » du match aurait été une manière pour Joe Biden d’être ainsi soutenu par Taylor Swift lors des élections présidentielles à venir. Une thèse complotiste autour de la chanteuse qui a été réellement diffusée par des représentants républicains, comme l’explique le journal La Croix.

De son côté, Donald Trump, probable candidat, s’est aussi permis de critiquer vertement Taylor Swift sur son réseau social Truth : « il est impossible qu’elle soutienne Joe Biden l’escroc, le pire président et le plus corrompu de l’Histoire de notre pays ». Le message posté par Joe Biden, avec cette image de « Dark Brandon », est une réponse habile à ces attaques des Républicains.

Taylor Swift au cœur d’une bataille politique

Cet épisode démontre à nouveau la place occupée par Taylor Swift dans l’actuelle campagne électorale américaine, comme nous vous l’expliquions dans la vidéo ci-dessous.

La célèbre chanteuse américaine avait soutenu Joe Biden en 2020, et n’a jamais fait mystère de ses positions anti Donald Trump. Plus récemment, elle a appelé les jeunes – la majorité de ses 280 millions de followers sur Instagram – à s’inscrire sur les listes électorales pour la prochaine élection présidentielle américaine de novembre prochain.

De quoi faire passer des sueurs froides aux Républicains, qui craignent qu’elle soutienne à nouveau officiellement Joe Biden. D’après un sondage mené par Redfield & Wilton Strategies, 18% des électeurs américains sont plus enclins à voter pour un candidat à l’élection présidentielle en novembre prochain si Taylor Swift venait à le soutenir. Un indice du poids social et politique de la chanteuse.

À voir également sur Le HuffPost :

Le ministre américain de la Défense Lloyd Austin admis en soins intensifs

États-Unis : les aides à l’Ukraine déchirent le Congrès, et c’est la faute de Donald Trump