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La Joconde en accès limité

Bonjour chères lectrices et chers lecteurs, et bon week-end !

Que vous soyez retraité ou que vous espériez l’être un jour – un jour qui se fait de plus en plus lointain –, vous avez certainement dû être attentif à la énième relance de la réforme des retraites. Le sujet a passionné la presse étrangère, toujours fascinée par notre statut d’exception et nos contradictions internes (des réformes, oui, mais pas pour moi). Certains, comme ce journaliste britannique, sont plutôt emballés par la “formule Borne”, quand d’autres, comme ce quotidien suisse, voient dans ce conflit une occasion à ne pas rater pour la gauche française. En tout cas, tous prédisent que la réforme se jouera dans la rue.

Bon, en même temps, ce pari semble assez peu risqué. Et nous pouvons, nous aussi, jouer les augures. On peut vous prédire qu’il risque de se passer quelque chose le 19 janvier prochain. Des manifestations, des transports paralysés…, nous dit notre boule de cristal, alimentée par les préavis de grève des différents syndicats.

Mais d’ici là, pour bien entamer le week-end, nous souhaitons vous parler d’autre chose. De culture. C’est au Louvre que nous vous proposons d’entrer. Et vous allez être privilégié, car ce grand musée a un nouveau motto : “Pas trop de visiteurs, s’il vous plaît !”

Après des années Covid moroses, à l’heure où la fréquentation des lieux de culture est en berne, le musée le plus visité du monde, qui, dans ses années record, a attiré plus de 10 millions de visiteurs par an, cherche à désengorger ses murs. Il a décidé de réduire sa fréquentation de 30 %, limitant les visites à 30 000 par jour.

Parmi les arguments avancés : le bien-être des heureux détenteurs d’un billet, qui bénéficieront d’une “expérience visiteur” améliorée, et celui des 2 000 salariés de l’établissement, qui travailleront dans de meilleures conditions. Outre-Rhin, la Süddeutsche Zeitung est surprise… Et envieuse ! “La plupart des musées allemands, eux, seraient ravis d’avoir de telles préoccupations. Surtout ceux de Berlin. Leur niveau de fréquentation est catastrophique”, rappelle le journal de Munich, qui détaille le pourquoi et le comment de cette décision inspirante. Notre traduction est à lire ici.

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