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JO de Paris 2024 : un top 5 de la France est-il possible comme le souhaite Macron ? Oui, selon notre projection

OLYMPISME - 80 médailles et un top 5 au classement des nations aux Jeux olympiques de Paris à l’été 2024. Voici les objectifs lancés par Emmanuel Macron et ses ministres au lendemain des Jeux de Tokyo, reportés à 2021 du fait de l’épidémie de Covid. Un horizon « plus que jamais atteignable », a répété le chef de l’État ce mardi 23 janvier depuis l’Insep où il présentait ses « vœux olympiques ».

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Mais qu’en est-il en réalité, des bassins de natation aux pistes d’athlétisme ? Où se situent vraiment les sportifs français par rapport à leurs concurrents internationaux ? À neuf mois tout juste de la cérémonie d’ouverture, Le HuffPost s’est posé la question et a tenté d’y répondre en compilant les résultats des derniers championnats du monde disputés (en 2023 ou les années précédentes) à l’exception du golf et du tennis, pour lesquels aucun équivalent n’existe. À chaque fois, seules les épreuves olympiques ont été retenues.

Comme vous pouvez le voir ci-dessous, à ce petit jeu, le sport français figure plutôt bien, avec treize médailles d’or et une septième place au classement général, qui est élaboré, rappelons-le, selon le plus grand nombre de titres, puis de médailles d’argent et enfin de bronze. Ces 57 médailles sont largement supérieures au total obtenue à Tokyo : 33 dont 10 en or, 12 en argent et 11 en bronze.

Surtout, on peut noter qu’en obtenant 23 médailles d’argent, la délégation française peut légitimement envisager d’améliorer son bilan. En judo, quatre représentants français se sont inclinés en finale ; ce fut le cas aussi deux équipes de handball ou de trois équipes d’escrime, pour ne citer qu’eux.

Une délégation française nombreuse à domicile

Aussi, la méthodologie employée exclut de fait de potentiels médaillés bleus. On peut évoquer à cet égard le boxeur Sofiane Oumiha, qui est devenu champion du monde chez les poids légers (-60 kg), une catégorie qui n’existe pas aux JO. Même chose pour la jeune combattante de taekwondo Althéa Laurin, championne du monde en 2023 chez les -73 kg, une catégorie qui ne sera pas non plus au programme parisien. Ils sont donc absents de notre comptabilité, mais seront en lice dans une autre catégorie de poids à Paris et s’y présenteront avec de réelles chances de titre.

Le casse-tête est le même du côté du triathlon, avec un effet inverse cette fois. Officiellement chez les triathlètes, le titre de champion du monde, le critère que nous donc avons retenu, est décerné au terme d’une année entière d’épreuves. En l’occurrence, les Français ont brillé par leur régularité, Dorian Coninx remportant le titre chez les hommes, Cassandre Beaugrand finissant deuxième chez les femmes, leurs compatriotes Léo Bergère et Emma Lombardi les accompagnant sur le podium avec le bronze. Soit un bilan très favorable de quatre médailles dans notre simulation. Mais si l’on avait retenu le « test event » organisé à Paris ou les résultats de la grande finale du circuit mondial, les chiffres auraient été différents et moins bons.

De la même manière, notre projection permet de se faire une idée plus que d’avoir une simulation parfaite des résultats à Paris du fait des quotas différents entre les Mondiaux et les JO. En BMX racing par exemple, cinq des sept finalistes mondiaux étaient français, ce qui explique le triplé que nous avons comptabilisé. L’Italie, elle, a pu briller aux championnats du monde d’escrime grâce à des épreuves dans lesquelles elle pouvait aligner quatre ou cinq concurrentes. Même chose pour la Chine en tennis de table. Aux JO, avec un nombre moindre de concurrents, difficile de répliquer les mêmes succès.

Ce qui pourrait parfois jouer en faveur des Bleus d’ailleurs. En basketball 3x3 par exemple, seules huit équipes seront engagées chez les hommes comme chez les femmes. Ce qui fait bondir les chances de glaner une médaille pour les équipes engagées.

Quoi qu’il en soit, avec près d’une soixantaine de médailles mondiales, treize titres et donc 23 médailles d’argent, la France paraît plutôt bien engagée pour tenter d’aller chercher un top 5 à domicile. D’autant, rappelait encore récemment la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra, que le statut d’organisateur permettra aux Bleus d’aligner pratiquement 50 % d’athlètes de plus qu’à Tokyo. Avec autant de médailles potentielles à clé…

La liste des médaillés mondiaux français :

  • Médaille d’or (13) : Pauline Ferrand-Prévot (VTT), Romain Mahieu (BMX racing), Dorian Coninx (triathlon), Marie-Florence Candassamy (fleuret), Clarisse Agbégnénou (judo, -63 kg), Teddy Riner (judo, +100 kg), Magda Wiet-Hénin (or, -67 kg), Léon Marchand (natation, 200 m 4 nages, 400 m 4 nages, 200 m papillon), Maxime Grousset (natation, 100 m papillon), Lauriane Nolot (voile, kitesurf) et Aurélien Giraud (skate, street).

  • Médaille d’argent (23) : football hommes, basketball 3x3 femmes, handball hommes et femmes, relais 4x400m masculin (athlétisme), Billal Bennama (boxe, -51 kg), Nicolas Gestin (canoë slalom), Boris Neveu (kayak-cross hommes), Camille Prigent (kayak-cross femmes), Benjamin Thomas (omnium), Loana Lecomte (VTT), Arthur Pilard (BMX racing), Cassandre Beaugrand (triathlon), épée par équipe hommes, fleuret par équipes femmes, sabre par équipes femmes, Allan Morante (trampoline individuel), Shirine Boukli (judo, -48 kg), Audrey Tcheuméo (judo, -78 kg), Julia Tolofua (judo, +78 kg), tournoi mixte par équipes (judo), Audrey Adiceom, Lisa Barbelin et Caroline Lopez (tir à l’arc par équipe femmes) et Clément Bessaguet (tir, pistolet rapide à 25 m).

  • Médaille de bronze (21) : rugby à VII femmes, Wassila Lkhadiri (boxe, -50 kg), Amina Zidani (boxe, -57 kg), Joris Daudet (BMX racing), poursuite par équipes femmes (piste), américaine femmes (piste), vitesse par équipes hommes (piste), Léo Bergère (triathlon), Emma Lombardi (triathlon), Romain Cannone (épée), Enzo Lefort (fleuret), concours par équipes femmes (gym), Amandine Buchard (judo, -52 kg), Walide Khyar (judo, -66 kg), Koumba Larroque (lutte, -68 kg), Maxime Grousset (natation, 100 m nage libre), Alexis Jandard et Jules Bouyer (plongeon synchronisé à 3 m), Océane Muller et Romain Aufrère (tir, carabine mixte à 10 m), Axel Mazella (voile, kitesurf), Johanne Defay (surf) et Sya Dembélé (breakdance).

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