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JO de Paris-2024 : le stade Yves-du-Manoir, site du hockey-sur-gazon, inauguré à Colombes

Le stade Yves-du-Manoir, photographiée lors de sa cérémonie d’inauguration à Colombes (Hauts-de-Seine), le 19 mars 2024.
MIGUEL MEDINA / AFP Le stade Yves-du-Manoir, photographiée lors de sa cérémonie d’inauguration à Colombes (Hauts-de-Seine), le 19 mars 2024.

JEUX OLYMPIQUES - Après l’Arena Porte de La Chapelle dans le 18e arrondissement de Paris, qui accueillera les épreuves de badminton et de gymnastique rythmique, c’est au tour d’un nouveau site olympique d’être inauguré ce mardi 19 mars.

Il s’agit du stade départemental Yves-du-Manoir de Colombes, dans les Hauts-de-Seine, qui fut le cœur battant des JO de Paris en 1924. Rénové, le seul site des Jeux de 1924 réutilisé cette année accueillera cet été les épreuves de hockey-sur-gazon.

« C’est un formidable clin d’œil à l’Histoire, au patrimoine sportif français », a déclaré le président du comité d’organisation des Jeux olympiques, Tony Estanguet, lors de la cérémonie, aux côtés notamment de la ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra.

Georges Siffredi, président du département des Hauts-de-Seine - collectivité propriétaire des lieux - et la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, ont participé à l’inauguration.

Pour l’échéance olympique, le stade centenaire a eu droit à une rénovation complète : deux terrains synthétiques éclairés de hockey-sur-gazon ont été construits, l’un doté d’une tribune de 1 000 places.

La tribune historique de 6 000 places du terrain principal, vestige du stade d’origine, a été remise aux normes. Elle sera complétée par des tribunes éphémères installées pour les Jeux.

Futur siège de la Fédération française de hockey

Le chantier de réhabilitation, achevé en décembre, a coûté 101 millions d’euros, dont un peu plus de 90 millions financés par le département.

Ancien hippodrome, le stade Yves-du-Manoir fut l’épicentre des JO de 1924. Il fut le théâtre du duel légendaire entre les sprinters britanniques Harold Abrahams et Eric Liddell, qui a inspiré le film aux quatre Oscars Les Chariots de feu (1981) sur la musique de Vangelis.

Le site, qui porte le nom d’un joueur de rugby du Racing Club de France, le club historique du stade, décédé en 1928 aux commandes de son avion, est un lieu mythique du sport français. Il a accueilli la finale de la Coupe du monde de football en 1938 (remportée par l’Italie), 42 finales de coupes de France, des dizaines de rencontres de l’équipe de France de foot et de nombreux matches de boxe.

Tombée en désuétude après l’avènement du nouveau Parc des Princes en 1972, l’enceinte a connu une seconde vie au tournant des années 2000 après sa vente par le Racing Club de France au département, qui y a développé la pratique du sport amateur.

Après les Jeux, le site de 18 hectares, qui compte également des terrains de football et de rugby ainsi qu’un anneau d’athlétisme, abritera le siège de la Fédération française de hockey.

Il doit bénéficier aux « habitants avec des pratiques sportives ouvertes aux associations, au public scolaire et peut-être aussi aux universitaires », a assuré Amélie Oudéa-Castéra.

Les épreuves olympiques de hockey-sur-gazon s’y dérouleront du 27 juillet au 9 août.

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