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JO de Paris 2024 : les policiers se mobilisent pour un « jeudi noir » pour réclamer des compensations

Les syndicats de police appellent à un « jeudi noir » ce 18 janvier 2024 pour réclammer des avantages lors des JO.
THOMAS SAMSON / AFP Les syndicats de police appellent à un « jeudi noir » ce 18 janvier 2024 pour réclammer des avantages lors des JO.

POLICE - « Pas d’implication sans reconnaissance », déclarent les tracts des syndicats. Ce 18 janvier, les organisations Alliance et Unsa-Police appellent les policiers à se mobiliser pour faire de cette journée un « jeudi noir ». Des rassemblements sont attendus dans plusieurs villes françaises pour réclamer des « mesures exceptionnelles » pendant la période des Jeux olympiques, dont le principal à Paris, de midi à 14 heures, non loin du siège de la préfecture de police.

Dès la veille au soir et dans la nuit, de nombreux policiers étaient déjà campés devant leur commissariat en signe de protestation. Parmi ces « nuiteux », les fonctionnaires en cycle de nuit, certains ont symboliquement apposé du ruban de balisage, bloquant la porte d’entrée, comme vous pouvez le voir dans les tweets ci-dessous.

Prime de 2 000 euros, garde d’enfants…

Ce jeudi, les policiers sont invités par les syndicats à une « activité minimum », c’est-à-dire à n’intervenir que « sur appel » mais sans « initiative ». Les organisations représentatives comptent obtenir plus d’avantages pour les JO de Paris 2024. En raison de leur mobilisation inédite, ils réclament tout d’abord des primes pour tous les agents, allant jusqu’à 2 000 euros.

Les fonctionnaires souhaitent également obtenir des garanties sur les droits aux congés d’été, et que leurs heures supplémentaires soient payées et défiscalisées, dès le départ de la flamme olympique. « À événement exceptionnel, mesures exceptionnelles », résume dans son tract Alliance, l’un des principaux syndicats de gardiens de la paix, à l’initiative de la mobilisation.

Les syndicats réclament aussi un accompagnement social, en particulier sur la question des gardes d’enfant, par exemple par le financement de chèques emploi-service universels. Auprès de RMC, un gardien de la paix explique : « le côté familial, c’est encore un souci, c’est encore un moment de réflexion pour savoir comment on va s’organiser, pour les enfants, si on va pouvoir payer… Parce que financièrement, ça va être très, très dur de devoir payer un centre aéré ou une nounou ».

Des négociations à six mois des Jeux olympiques

Les trois principales organisations de défense des gardiens de la paix, Alliance, Unité SGP Police-FO et Unsa-Police, ont été reçues lundi par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. « Le ministre a redit son souhait que les mesures d’accompagnement soient finalisées d’ici la fin du mois de janvier », a indiqué son entourage à l’AFP, précisant que les échanges sur « les modalités de rémunération de cette mobilisation et l’accompagnement social (garde d’enfants) » ont été « constructifs ». Sans toutefois empêcher la mobilisation de ce jeudi.

Une enveloppe de 500 millions d’euros devrait être débloquée, selon deux sources proches du dossier. « C’est une première mobilisation, d’autres plus importantes suivront en fonction de l’évolution des négociations », indique cependant Eric Henry, délégué national Alliance.

Dans une lettre envoyée le 22 décembre au syndicat FO du ministère de l’Intérieur, Gérald Darmanin avait demandé une « mobilisation à 100 % » des agents du 24 juillet au 11 août et proposé 10 jours ouvrés de congés pour chaque agent entre le 15 juin et le 15 septembre. Côtés primes, le ministère de l’Intérieur évoque 500 euros de dédommagement, 1 000 voire 1 500 euros en cas d’engagement « particulièrement exceptionnel ».

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