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Pour les JO de Paris 2024, le monde du sport annonce une position commune sur la présence d’athlètes russes

Une photo montre un tableau affichant le compte à rebours avant le début des Jeux olympiques de Paris 2024 devant la Tour Eiffel à Paris, le 25 juillet 2023.
MARTIN BUREAU / AFP Une photo montre un tableau affichant le compte à rebours avant le début des Jeux olympiques de Paris 2024 devant la Tour Eiffel à Paris, le 25 juillet 2023.

SPORT - Une demande claire, après des mois de suspens. Réunis lors du 12e Sommet Olympique ce mardi 5 décembre, les fédérations internationales et comités nationaux olympiques ont réclamé l’admission « le plus tôt possible » des sportifs russes et bélarusses aux JO-2024 de Paris, sous bannière neutre.

L’an dernier déjà, cette réunion à huis clos à Lausanne, avait amorcé la réintégration de ces deux pays dans le sport mondial. Cette fois-ci, le communiqué final du Sommet envoie un message limpide : les « représentants des fédérations internationales sportives d’été », soutenus par ceux des 209 organisations olympiques nationales, « ont demandé au Comité international olympique (CIO) de déclarer éligibles » pour les Jeux de Paris « les athlètes individuels neutres qui se sont qualifiés ou vont se qualifier » pour l’événement.

Une formule qui fait directement référence aux athlètes Russes et Bélarusses, alors que ces derniers ont été exclus du sport mondial lors l’invasion de l’Ukraine en février 2022, avant d’être finalement réadmis sous bannière neutre à partir de mars dernier, sans que leur éventuelle présence aux JO-2024 ne soit alors tranchée. En février dernier, Anne Hidalgo, maire de Paris, ville hôte des JO, s’était dite opposée à la venue des sportifs russes à Paris « tant qu’il y a la guerre » en Ukraine.

« Les athlètes ne devraient pas être punis »

Les représentants des fédérations internationales « ont aussi demandé une décision dès que possible, pour apporter de la clarté à leurs procédures de qualification olympique et pour tous les sportifs concernés », poursuit le communiqué. Le texte ne précise pas s’il s’agit d’une position unanime, alors que des instances sportives internationales ont réintégré en ordre dispersé les Russes et Bélarusses à leurs compétitions, et que la fédération internationale d’athlétisme - discipline olympique majeure - se refuse toujours à la faire.

Cette recommandation a cependant reçu l’approbation de la présidente de la commission des athlètes du CIO, la Finlandaise Emma Terho, qui a précisé que « globalement, la grande majorité des sportifs est d’avis que les athlètes ne devraient pas être punis pour les actions de leurs gouvernements ».

Cette formule est d’ailleurs exactement celle du CIO lorsqu’il avait recommandé le retour des Russes et Bélarusses sous bannière neutre. Mais l’instance avait alors expliqué que leur éventuelle présence aux JO-2024 de Paris, qui s’ouvrent le 26 juillet, serait décidée « au moment approprié », selon des critères jamais précisés depuis. Or le temps presse, estime Emma Terho, pour qui « la clarté sur (cette) question serait appréciée par les athlètes, car les Jeux olympiques de Paris approchent à grands pas ».

Pas de drapeau, pas d’hymne

De son côté, l’instance olympique s’est bornée ce mardi à « confirmer que la participation de tels athlètes individuels neutres aux JO ne pourrait se produire que sous les strictes conditions » fixées en mars dernier : sans hymne ni drapeau, en excluant les sports d’équipe, et à condition de n’avoir pas activement soutenu le conflit en Ukraine.

« Ni le système de qualification (pour les Jeux de Paris) élaboré par les fédérations internationales, ni le nombre de places allouées à un sport ne seront modifiés pour les athlètes neutres détenant un passeport russe ou bélarusse », a poursuivi le CIO.

En clair, les sportifs qui ont laissé passer des chances de se qualifier parce que les fédérations concernées ont tardé à les réintégrer - comme en natation ou en escalade, en attendant une décision définitive de l’athlétisme - n’auront aucun rattrapage possible.

L’instance olympique, qui s’est réunie la semaine dernière à Paris sans aborder la question des Russes et Bélarusses, n’a pas précisé à quel moment elle trancherait. Mais sa commission exécutive se retrouve de nouveau le 18 janvier prochain, puis du 19 au 21 mars - les deux réunions qui suivront, du 12 au 14 juin et du 20 au 22 juillet, apparaissent trop près de l’événement parisien pour laisser le suspense s’éterniser.

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