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JO de Paris 2024 : le gouvernement veut éviter une grève dans la fonction publique

Primes, télétravail, garde d’enfants… Stanislas Guérini, le ministre de la Fonction publique, évoque plusieurs mesures pour récompenser les agents mobilisés cet été.

POLITIQUE - Éteindre l’incendie avant qu’il ne prenne. Telle est la mission de Stanislas Guérini, ministre de la Transformation et de la Fonction publique, alors que la menace d’une grève plane sur les Jeux olympiques après l’annonce par la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet de dépôts des préavis dans les trois branches de la fonction publique (État, territoriale, hospitalière) sur la période. Un appel à la mobilisation rejoint par Force ouvrière dans la foulée.

Invité ce samedi 9 mars sur franceinfo, le ministre a assuré que les efforts des agents mobilisés pendant les JO seront bien récompensés. « Il y aura un dispositif de prime très cohérent de 500, de 1 000, de 1 500 euros pour tous les agents publics qui seront sur le terrain », a-t-il promis. Avant d’évoquer aussi « un dispositif supplémentaire pour les forces de sécurité », dans un contexte où policiers et gendarmes seront fortement sollicités pour sécuriser l’événement. Un mécanisme conforme à la circulaire ministérielle produite par Matignon au mois de novembre, qui précisait déjà que le plafond de 1 500 euros de prime pour les fonctionnaires s’élèvera à 1900 euros pour les forces de l’ordre.

Télétravail et garde d’enfants

Stanislas Guérini a également évoqué « des processus d’adaptation des jours de congés payés (des fonctionnaires) pour les mettre sur un compte épargne-temps » ainsi que le déplafonnement des jours de télétravail pour tous les fonctionnaires « impactés » par les Jeux olympiques.

Autre annonce : la distribution de 10 000 chèques emplois service universels (Cesu) aux agents mobilisés durant la période, afin de gérer la garde des enfants en vacances estivales. Un coup de pouce hauteur de 200 euros par enfant en règle générale et 350 euros par enfant pour les familles monoparentales. « On va mettre en place des places de crèche, réserver 1 000 places dans des centres de vacances pour pouvoir aider davantage les familles qui enverraient les enfants en colo », a-t-il encore promis.

Des mesures qui, selon le ministre, sont de nature à éloigner la menace d’une mobilisation massive durant les JO. « Je rencontre beaucoup d’agents publics, il n’y en a pas un qui m’ait annoncé son intention de faire grève », a-t-il relativisé, affirmant que « tout le pays souhaite qu’il n’y ait pas de grèves » lors de l’événement. À l’inverse de la CGT et de FO, respectivement premier et deuxième syndicats du secteur, la CFDT a annoncé qu’il n’était pas question à ce stade de déposer des préavis de grève.

« Pour la CFDT, il n’y a aucune envie de gâcher ce moment festif des Jeux olympiques. Donc raison de plus pour que les employeurs (..) soient au rendez-vous et fassent des efforts dans le cadre des négociations qui sont ouvertes », a déclaré vendredi 8 mars la secrétaire générale du syndicat réformiste, Marylise Léon. Une position partagée par l’Unsa, quatrième syndicat de la Fonction publique. De quoi offrir du répit à Stanislas Guérini, qui peut (au moins) compter sur la division du front syndical sur le sujet.

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