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JO de Paris 2024 : les affiches officielles sont dignes d’un « Où est Charlie ? » avec des mascottes cachées

Les affiches olympiques de Paris-2024 ont été dévoilées au musée d’Orsay, à Paris, le 4 mars 2024. (photo d’illustration)
Xose Bouzas / Xose Bouzas / Hans Lucas via Reu Les affiches olympiques de Paris-2024 ont été dévoilées au musée d’Orsay, à Paris, le 4 mars 2024. (photo d’illustration)

JEUX OLYMPIQUES - Décidément, les Jeux olympiques de Paris n’en finissent plus de faire dans l’originalité. Après avoir prévu la première cérémonie d’ouverture a se dérouler en dehors d’un stade, le 26 juillet le long de la Seine, ou des médailles dans lesquelles ont été incrustés des morceaux de la tour Eiffel, voici des affiches qui ne ressemblent à aucune autre, pour cette 33e édition des JO d’été.

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Présentées ce lundi 4 mars au musée d’Orsay, elles prennent l’apparence d’un gigantesque « Où est Charlie ? » dans un style rappelant l’auteur de BD Mœbius. Dans un Paris coloré, festif et un rien onirique, les monuments représentés sont inspirés du réel, mais déstructurés et retravaillés, dans une inspiration art déco des années 20.

Derrière la conception de ces affiches voulue en deux « morceaux » (un pour les JO, un pour les Paralympiques) qui se réunissent en un seul grand poster à lecture horizontale, on trouve le dessinateur Ugo Gattoni, « recruté » via Instagram par l’homme en charge du design des Jeux, Joachim Roncin.

L’affiche complète des JO 2024 de Paris dans sa version horizontale
Paris-2024 L’affiche complète des JO 2024 de Paris dans sa version horizontale

Le travail d’Ugo Gattoni sur ces affiches aura duré près de 2 000 heures, réparties sur quatre mois. Un projet colossal où tout a été fait manuellement, de manière artisanale, avec des milliers de personnages représentés. Le niveau de détails a été extrêmement poussé puisqu’aucun des individus n’a été dupliqué. Le dessinateur s’est même amusé à y glisser huit mascottes des Jeux, les Phryges rouges, à retrouver comme dans « Où est Charlie ? ». Et on vous prévient : certaines sont très difficiles à trouver…

L’une des mascottes des JO représentées au-dessus de l’obélisque de la place de la Concorde.
Paris-2024 L’une des mascottes des JO représentées au-dessus de l’obélisque de la place de la Concorde.

Sans surprise, ces affiches sont chargées en symbolisme et en passages obligés. Face à un plongeur au tour premier plan, qui invite à sauter dans cette image, on trouve par exemple l’ensemble des sports olympiques et paralympiques, dispersés parmi les plus célèbres monuments de la capitale : du tennis-fauteuil sur le toit de l’Arc de Triomphe, le « marathon pour tous » traversant le pont Alexandre III ou encore le Stade de France suspendu au beau milieu de la tour Eiffel.

Le plongeur regardant au loin, face notamment aux jardins du château de Versailles (en haut à gauche).
Paris-2024 Le plongeur regardant au loin, face notamment aux jardins du château de Versailles (en haut à gauche).

Casser les codes des affiches olympiques précédentes, trop institutionnelles

La torche olympique se voit, elle, plantée dans la mer car elle renvoie, selon les termes choisis par les organisateurs « aux ondes présentes dans l’eau, à la vibration que l’organisation veut impulser à ces Jeux ».

Et il n’y a pas que Paris sur cette affiche. On y découvre ainsi la marina de Marseille (en haut à gauche), où se disputeront les épreuves de voile, la vague de Teahupoo à Tahiti pour le surf, une île représentant l’Angleterre et le village de Stoke Mandeville (en haut à droite), berceau du sport paralympique…

En résulte une affiche globale à la fois bouillonnante et épique, avec sur chaque centimètre carré une histoire à découvrir, sur le sport ou le patrimoine. Le tout sans qu’aucun drapeau n’y figure, histoire de ne pas prendre parti, ni mettre en avant aucun pays. Le dessinateur Ugo Gattoni y a voulu un Paris à l’accent surréaliste, où l’humour et la poésie sont mis en avant.

Pour s’adresser au public le plus large possible, la direction artistique de Paris-2024 a ainsi voulu rompre avec la tradition des précédentes affiches olympiques, qui restaient très institutionnelles.

À partir de ce mardi 5 mars, elles commenceront à être placardées un peu partout dans la capitale, notamment sur les abribus. Ces affiches, qui existeront aussi dans une version en noir et banc, seront à coup sûr parmi les grandes stars des produits dérivés de ces Jeux. Elles seront notamment déclinées en puzzle ou dans une version à colorier. Une version digitale verra le jour un peu plus tard, ainsi qu’une version en réalité augmentée en lien avec Snapchat.

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