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JO de Paris 2024 : Voici à quoi ressemblera la « bulle de sécurité » autour de la flamme

La flamme olympique (ici le 19 octobre 2022 en Grèce) 
sera protégée par 100 policiers et gendarmes dans une « bulle de sécurité » lors des JO de Paris 2024 
picture alliance / dpa/picture alliance via Getty I La flamme olympique (ici le 19 octobre 2022 en Grèce) sera protégée par 100 policiers et gendarmes dans une « bulle de sécurité » lors des JO de Paris 2024

POLICE - Voilà une flamme qui a peu de risque de s’éteindre. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a détaillé, ce lundi 22 janvier lors d’une conférence de presse, le dispositif de « sécurisation du relais de la flamme olympique et paralympique ». En l’occurrence, tout au long de son trajet, le flambeau sera protégé par pas moins de 100 policiers et gendarmes organisés de manière à former une « bulle de sécurité » pour toute la durée du parcours en France, qui doit le mener de Marseille à Paris pour l’ouverture des Jeux, le 26 juillet.

Le calendrier des Jeux olympiques de Paris 2024 avant la cérémonie d’ouverture le 26 juillet

Au sein de cette « bulle », « 18 policiers et gendarmes en civil » assureront la « protection rapprochée » du relayeur. Une unité de force mobile, composée donc au total d’une centaine d’agents, placés à l’avant et à l’arrière du convoi, sera aussi chargée de lutter contre « toute forme de désordre public », a précisé le ministre, citant d’éventuels « sit-in ». Le tout formera un imposant cortège de protection, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

Schéma de la « bulle de sécurité » extrait du dossier de presse sur la Sécurisation du relais de la flamme olympique.
Ministère de l’Intérieur Schéma de la « bulle de sécurité » extrait du dossier de presse sur la Sécurisation du relais de la flamme olympique.

Pour justifier un tel dispositif, le ministre de l’Intérieur explique craindre en particulier des perturbations émanant de mouvements « environnementalistes d’ultragauche », comme les a nommés Gérald Darmanin. Lors de la conférence de presse, il a fait référence à « Saccage 2024 », un collectif anti-JO. Il a aussi évoqué « Dernière Rénovation » et « Les Soulèvements de la Terre ». « À ce stade, il n’y a pas de velléités de l’ultradroite », a-t-il précisé.

De Marseille à Paris

Le relais de la flamme olympique commencera à Marseille, le 8 mai, et se terminera Paris le jour de la cérémonie d’ouverture des Jeux, le 26 juillet. Le parcours, révélé cet été, prévoit de traverser « 100 sites emblématiques », « plus de 400 villes » et cinq territoires ultramarins.

« 65 villes étapes clôtureront chaque jour l’étape », a détaillé le ministère dans son dossier de presse. Les territoires sont censés débourser 150 000 euros pour voir passer la flamme. La sécurisation de la bulle, pour sa part, coûtera au total un million d’euros.

Pour l’arrivée de la flamme à Marseille, où 150 000 personnes sont attendues, 5 000 policiers et gendarmes seront par ailleurs mobilisés. Le cortège fera une première fois étape à Paris les 14 et 15 juillet, où il passera par plusieurs lieux emblématiques de la capitale, comme le Panthéon, le musée du Louvre ou l’Assemblée nationale. Il passera aussi par le quartier populaire de Belleville. Avant de revenir, donc, pour la cérémonie d’ouverture.

Les 14 et 15 juillet prochains, la flamme olympique fera étape par Paris, et passera par de nombreux lieux emblématiques.
Ministère de l’Intérieur Les 14 et 15 juillet prochains, la flamme olympique fera étape par Paris, et passera par de nombreux lieux emblématiques.

Un total de 12 000 relayeurs et bénévoles gravitant autour du relais de la flamme ont été « criblés », c’est-à-dire soumis à une enquête administrative, a par ailleurs précisé Gérald Darmanin. Il y a eu 13 avis négatifs émis, 10 pour des faits de nature judiciaire et 3 sur avis des services de renseignement.

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