Le Jeune Ahmed : le "drame humain" des Dardenne divise la presse française et étrangère à Cannes 2019

[Url href='https://twitter.com/maxp26']Maximilien Pierrette (@maxp26)[/Url]
En lice pour une troisième Palme d'Or à Cannes, les frères Dardenne ont visiblement conquis la presse française avec "Le Jeune Ahmed", alors que les critiques étrangers ont davantage de réserves.

Le Jeune Ahmed de Jean-Pierre et Luc Dardenne - Compétition - Sortie le 22 mai

DE QUOI ÇA PARLE ?

En Belgique, aujourd’hui, le destin du Jeune Ahmed, 13 ans, pris entre les idéaux de pureté de son imam et les appels de la vie.

QU'EN PENSE LA PRESSE ?

Aurélien Allin / CinemaTeaser : "Non, Le Jeune Ahmed ne sera pas un Rosetta sur la radicalisation islamiste, mais un récit posé et retenu sur la manière dont un jeune garçon tente de trouver son chemin (...) Certes, comme dans leur précédent long, La Fille inconnue, ils étirent parfois inutilement certaines scènes et leur direction d’acteur étouffe parfois les émotions transmises par leur jeune interprète Idir Ben Addi, dans une apathie ado très marquée (...) En dépit de ces scories, Le Jeune Ahmed captive, notamment parce qu’il ne traite jamais son sujet comme un fait divers de société, aussi tragique et réel soit-il, mais comme un véritable drame humain." - Lire la critique complète

Christophe Narbonne / Première : "La force du film tient dans cette irréductibilité habituellement mise à mal, chez les Dardenne, par des circonstances qui éveillent progressivement la conscience de leurs personnages (...) En ne cherchant pas à psychologiser les radicalisés, les Dardenne réussissent en définitive là où Téchiné a échoué avec L’Adieu à la nuit." - Lire la critique complète

Véronique Cauhapé / Le Monde : "Après leurs trois précédents longs-métrages (Le Gamin au vélo, 2011 ; Deux jours, une nuit, 2014 ; La Fille inconnue, 2016) où ils s’étaient aventurés vers d’autres formes de récit, les cinéastes renouent, ici, avec leur habitude de filmer tout près des acteurs, au plus vif des situations et de l’urgence. Dans la ville de Seraing, en Belgique, décor de tous leurs films, ils suivent la course au précipice d’un enfant dirigé trop jeune vers la nuit. Une course que personne, pas plus que l’humanité des deux réalisateurs, ne parvient à interrompre (...) [L'opus] le plus pessimiste sans doute, de leur filmographie." - Lire la critique complète

L'opus le plus pessimiste de la filmographie des frères Dardenne (Le Monde)

Fabrice Leclerc / Paris Match : "Sur le fond comme sur la forme, Le Jeune Ahmed tient autant de la chronique que du témoignage. D’une simplicité et d’une force à glacer le sang." - Lire la critique complète

Leslie Felperin / The Hollywood Reporter : "Un écart de leur chemin habituel qui mène les réalisateurs dans les mauvaises herbes (...) Le Jeune Ahmed ressemble davantage à un douloureux haussement d'épaules, élégamment fait, certes, mais avec une empathie vaporeuse et ostentatoire qui relève plus du geste que de la sincérité. Cela n'aide sans doute pas qu'Idir Ben Addi ne soit pas le plus charismatique des jeunes acteurs avec lesquels les Dardenne ont travaillé, même s'ils lui ont peut-être demandé de garder ce visage poupin impassible d'un bout à l'autre." - Lire la critique complète

Peter Debruge / Variety : "Instantanément identifiable comme un film des Dardenne, Le Jeune Ahmed possède étonnamment cet aspect 'rude' de leurs premiers travaux, hérité de leur passé de documentaristes. Ce sont pourtant des narrateurs incroyablement efficaces, tissant sur leurs personnages les indices nécessaires que le public va devoir évaluer - et parfois totalement reconsidérer - avec l'expertise de vétérans du roman policier (...) [Nous avons] toutefois l'impression que les Dardenne n'ont pas su comment terminer leur film, avec cette résolution précipitée qui ne suit pas ce qu'il y avait eu auparavant." - Lire la critique complète

"Le Jeune Ahmed" sort dans nos salles ce mercredi 22 mai :