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Le jeu vidéo “Alone in the Dark” n’est pas sauvé par Jodie Comer et David Harbour, au contraire

Emily Hartwood et Edward Carnby se retrouvent pris dans une histoire d’horreur digne de H. P. Lovecraft, dans la Louisiane des années 1930. “Jeune femme pleine de ressources, elle est à la recherche de son oncle, porté disparu. Lui est détective privé, recruté pour élucider le mystère qui a englouti la famille d’Emily” : ainsi The Daily Telegraph résume-t-il l’intrigue d’Alone in the Dark, sorti sur PC et consoles le 20 mars.

Les studios de développement suédois Pieces Interactive ont fait appel, pour incarner les deux protagonistes, à des grands noms d’Hollywood : Jodie Comer (Killing Eve, Free Guy…) et David Harbour (Stranger Things).

La tendance est loin d’être nouvelle, souligne Ed Power, le journaliste culturel britannique, rappelant l’exemple récent de Keanu Reeves et Idris Elba dans Cyberpunk 2077, ou bien plus ancien de Ray Liotta dans Grand Theft Auto. Vice City. “Sauf qu’ici le duo Comer-Harbour franchit un point de non-retour où le casting de vedettes finit par gâcher le plaisir.”

Trop brut de décoffrage

Ce n’est pourtant pas faute d’un investissement des deux acteurs dans leur performance, signale le Telegraph. Encore qu’Alone in the Dark insiste trop lourdement sur leur présence. Chaque fois que le joueur se retrouve devant une porte qu’il ne peut pas ouvrir – ce qui est très fréquent –, Emily déclare qu’elle a besoin d’une clef. Dans cette brève réplique entendue en boucle, Comer “donne l’impression de viser une nomination aux Oscars”. De même, Harbour reprend son registre du shérif Hopper dans Stranger Things pour endosser “le rôle du détective perplexe”.

Autre souci, la version numérique de leurs traits laisse techniquement à désirer :

“Le visage de Jodie Comer, d’ordinaire si expressif, ressemble à un assemblage de morceaux de mie de pain écrasée, tandis que David Harbour a l’air d’une immense boule de pâte blafarde.”

Ed Power est loin d’être le seul critique, dans la presse généraliste comme spécialisée, à trouver que la production est trop brute de décoffrage. “Les combats sont lourdauds, les animations floues.” Difficile, dès lors, de rivaliser avec le jeu original de 1992, devenu une référence du genre. Ce remake d’Alone in the Dark, persifle le journaliste en conclusion, aurait été un meilleur calcul si davantage de son budget avait été consacré au développement, et moins au cachet de ses stars.

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