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Jean Villeret, ancien résistant déporté, est mort à 100 ans

Jean Villeret, ancien résistant déporté au Struthof, le camp de concentration nazi de Natzweiler, dans le Bas-Rhin, est décédé ce lundi.  - Credit:Cédric JOUBERT / MAXPPP / PHOTOPQR/DNA/MAXPPP
Jean Villeret, ancien résistant déporté au Struthof, le camp de concentration nazi de Natzweiler, dans le Bas-Rhin, est décédé ce lundi. - Credit:Cédric JOUBERT / MAXPPP / PHOTOPQR/DNA/MAXPPP

Jean Villeret, ancien résistant déporté au Struthof, le camp de concentration nazi de Natzweiler (Bas-Rhin), est décédé lundi à 100 ans, a annoncé mardi le Centre européen du résistant déporté (Cerd). « Passeur d'histoire et de mémoire, Jean Villeret a consacré une partie de sa vie à témoigner de l'enfer concentrationnaire auprès des jeunes générations », souligne le Cerd dans un communiqué.

Témoigner « n'est pas un devoir de mémoire, c'est simplement le combat que je mène aujourd'hui, pour un monde meilleur », disait-il encore en juin avant des rencontres publiques en Alsace. Né en 1922 dans les Ardennes, Jean Villeret s'était engagé dans la Résistance en 1943, au sein du réseau Est-34 des Francs-tireurs et Partisans (FTP).

Un « miraculé »

Il avait été déporté au camp de concentration du Struthof le 7 juillet 1944, comme détenu NN (« Nacht und Nebel », « nuit et brouillard », destiné à disparaître sans laisser de trace), à l'âge de 21 ans. Il avait ensuite été déporté à Allach, un camp annexe de Dachau (Allemagne), et à Dachau même. C'est là qu'il avait été libéré par les Américains, le 29 avril 1945. Il se qualifiait lui-même de « miraculé ».

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Il avait ensuite fait sa carrière professionnelle à EDF-GDF, où il s'était particulièrement investi auprès du Conseil central des œuvres sociales (CCOS). En 2020, il avait été décoré des insignes de commandeur de l'Ordre national de la Légion d'honneur.

Trois [...] Lire la suite