Jean-Pierre Soisson : « Je voterai sans hésitation Macron »

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Jean-Pierre Soisson raconte notamment ses années comme ministre de Mitterrand.
Jean-Pierre Soisson raconte notamment ses années comme ministre de Mitterrand.

À deux pas de la cathédrale d?Auxerre, non loin de la mairie où il régna pendant 28 ans, Jean-Pierre Soisson, 87 ans, nous attend. L?heure n?est plus au chablis, dont il abreuva l?Assemblée nationale, mais à l?Évian, dont il doit boire désormais, pour des raisons de santé, plus de deux litres par jour. Évian justement. Pas toujours facile à avaler pour cet ancien lieutenant du prestigieux 3e régiment de chasseurs d?Afrique, qui refusa de voter oui au référendum des accords d?Évian en avril 1962. Car, à ses yeux, la France avait abandonné ces harkis qui avaient été ses hommes quand il commandait une harka dans l?Atlas. Si la locomotion s?est réduite, la tête est vive, et nous le trouvons en pleine lecture du dernier Prix Goncourt et des Déracinés de Maurice Barrès. Pourquoi Barrès ? Le modèle de Paul Bouteiller, le professeur normalien qui influence les protagonistes nancéiens, fut le principal collaborateur de l?Icaunais Paul Bert, le fondateur de l?école laïque sous Jules Ferry, dont la statue trône sur le pont central de la ville et à qui Soisson a jadis consacré un ouvrage.

Quelques jours auparavant, il a reçu un coup de téléphone de son vieux complice Guy Roux, avec qui il sillonna l?Europe aux grandes heures de l?AJA, des caisses de chablis dans les soutes de l?avion, pour en vanter les délices urbi et orbi. Il se souvient avec émotion d?un match en nocturne en Albanie, où les paysans descendaient des collines vers le stade en agitant des lampions. Il [...] Lire la suite

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