Jean-Michel Blanquer peut rejoindre ce cabinet d’avocats, estime la HATVP

Jean-Michel Blanquer, à l’époque ministre de l’éducation nationale, le 29 mars 2022 à l’Élysée.
LUDOVIC MARIN / AFP Jean-Michel Blanquer, à l’époque ministre de l’éducation nationale, le 29 mars 2022 à l’Élysée.

POLITIQUE - Il a dû renoncer aux « Monsieur le ministre » mais il peut désormais se faire appeler « Maître Blanquer ». Jean-Michel Blanquer a obtenu ce mardi 17 janvier le feu vert de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique pour intégrer un cabinet d’avocat. À condition de rester loin des dossies en lien avec l’éducation.

Contraint de quitter la vie politique après sa défaite aux législatives, Jean-Michel Blanquer, professeur à Paris II et agrégé en droit public, va rejoindre le cabinet d’avocats Earth Avocats, dont il connaît le fondateur Yves-René Guillou depuis l’université. Selon Les Échos, l’ancien ministre a prêté serment au barreau de Paris ce lundi.

Yves-René Guillou décrit son cabinet comme spécialisé dans l’économie des « biens communs » avec parmi ses clients Bouygues, Vinci, mais aussi des collectivités des collectivités locales ou des établissements publics comme les hôpitaux de Marseille, précisent nos confrères.

« Prudence dans le choix des clients »

Au vu de sa qualité d’ancien ministre, Jean-Michel Blanquer a dû soumettre ses ambitions à la HATVP, qui a estimé que « le risque de prise illégale d’intérêts peut être écarté pour cette entreprise. » Néanmoins, l’autorité pour la transparence souligne « qu’un tel risque ne peut être écarté à l’égard des entreprises que Monsieur Blanquer pourrait prendre comme clientes ainsi que des clients actuels et à venir du cabinet Earth Avocats ».

À cet égard, il recommande donc à Jean-Michel Blanquer de faire preuve de « prudence dans le choix de ces clients, notamment si ces derniers ont des activités dans le secteur de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports. »

L’ancien ministre est donc prié de « s’abstenir de délivrer, directement ou indirectement, des prestations à des entreprises » avec lesquelles il a travaillé lorsqu’il exerçait rue de Grenelle. La HATVP lui « suggère » également « de la saisir avant de prendre pour client un organisme appartenant aux secteurs de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports » jusqu’en 2025.

« Il ne prendra pas son téléphone pour appeler son carnet d’adresses. Il rejoint Earth Avocats parce qu’il est un excellent juriste. Il a des compétences techniques et a une approche stratégique des dossiers », assure le fondateur du cabinet de conseils dans Les Échos. En lui souhaitant plus de succès dans cet univers privé qu’à l’Éducation national, où son passage reste l’un des plus critiqué du premier quinquennat Macron.

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