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Javier Milei prête serment et promet un “choc budgétaire” avant “la lumière au bout du tunnel”

Lors de son discours d’investiture, s’il laissé de côté ses promesses électorales les plus radicales, le nouveau président argentin a annoncé la couleur : les caisses sont vides et il n’y a « pas d’alternative » à la rigueur pour lutter contre l’inflation galopante.

Quarante ans après le retour de la démocratie, Javier Milei a pris ses fonctions ce dimanche 10 décembre, inaugurant une nouvelle ère pour l’Argentine. “Dos au Congrès - “la caste politique” - et face à ceux qui ont voté pour lui, le président d’extrême droite a prononcé un premier discours dévastateur et a prévenu qu’il commencerait son mandat par des coupes très sévères des dépenses publiques, de quelque 20 milliards de dollars”, écrit El País. “Le panorama qu’il a brossé était si sombre que même les milliers de partisans rassemblés devant lui sont restés silencieux pendant une partie de son discours”, poursuit le quotidien espagnol.

Assurant qu’“aucun gouvernement n’avait reçu un pire héritage”, Javier Milei a insisté sur le fait qu’“il n’y a pas d’alternative possible à l’ajustement” et qu’“il n’y a pas d’argent”, donc “pas de place” pour le progressisme. En échange de ces sacrifices, il a promis “la fin de la décadence” et le début de “la reconstruction de l’Argentine” – où l’inflation annuelle devrait atteindre 200 % cette année et où 40 % des citoyens vivent dans la pauvreté. En d’autres termes, il a annoncé “la lumière au bout du tunnel”.

S’il a “offert du sang, de la sueur et des larmes à court terme”, selon Clarín, le journal le plus lu d’Argentine, à la ligne indépendante, il n’a cependant pas annoncé quelles seraient ses premières mesures. “Motosierra ! ” (à la tronçonneuse !), ont lancé en chœur ses partisans, en référence à l’outil qu’il a brandi lors de la campagne, pour symboliser les coupes à venir dans l’“État ennemi”.

Le “who’s who” de l’extrême droite mondiale

Ce discours faisait “fortement écho au discours d’investiture de Donald Trump en 2017”, analyse The Guardian. Un discours lors duquel le magnat s’était engagé à mettre fin à une époque de “carnage américain”, de criminalité et de pauvreté et à rendre le pouvoir au “peuple”. “L’Argentine est devenue un bain de sang”, a quant à lui déclaré Milei, promettant de lutter contre les trafiquants de drogue qui ont “piraté” les rues des plus grandes villes.

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VIDÉO - L'ultralibéral Javier Milei officiellement investi président de l'Argentine

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