Jardins, les nouvelles utopies : notre numéro d’été avec “Courrier Ados”

COURRIER INTERNATIONAL

Ils fleurissent un peu partout dans le monde : jardins partagés en milieu urbain, simples potagers, jardins d’agrément ou sauvages, toits ou façades végétalisées… De l’Allemagne aux États-Unis, de Singapour au Brésil, une “révolution verte” est en marche, à l’initiative de citoyens, de chercheurs et parfois de politiques, écrit Die Zeit dans la formidable enquête qui ouvre le dossier de ce numéro double, le dernier de juillet, avant notre traditionnelle pause estivale.

Et si les jardins étaient l’une des réponses plausibles (et paisibles) aux crises qui se multiplient : climatique, alimentaire, politique… C’est toute la démonstration de l’hebdomadaire allemand. “Jardiniers de tous les pays, unissez-vous”, lance même Die Zeit en évoquant une utopie qui “dépasse largement le strict cadre des jardins ouvriers”.

“Aujourd’hui, nous sommes de plus en plus nombreux à rêver d’une approche nouvelle, qui ferait germer de nouveaux espoirs et permettrait la mise en œuvre d’étapes concrètes pour résoudre la crise écologique – qui, dès lors, ne semblerait plus si insurmontable. À rêver d’une sorte de paradis des temps modernes, d’une biodiversité de poche, déjà plus ou moins présente dans certains endroits.”

Il ne s’agit plus seulement d’un effet de mode mais aussi d’un véritable phénomène de société. Les jardins sont devenus le laboratoire du changement climatique et d’une agriculture durable. On y teste la résistance des espèces endémiques, des méthodes de culture biologique… “Les spécialistes de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture eux-mêmes évoquent une nouvelle révolution agricole placée sous le signe des jardins”, s’enthousiasme Die Zeit.

Espace d’innovation sociale et d’apprentissage, les jardins sont aussi le lieu de nouvelles solidarités. Comme en Afrique du Sud, où le site d’information New Frame est allé à la rencontre des “jardiniers de trottoir”, qui permettent aux plus précaires de s’assurer une relative autosuffisance alimentaire. Et par-delà, parfois, de réconcilier les communautés. “Si la première étape est de faire pousser sa nourriture, la deuxième est de la partager. Ainsi, l’apartheid et les barrières entre classes, qui existent encore aujourd’hui, disparaîtront”, veut croire un jardinier de trottoir de Pretoria.

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