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"J'ai reçu des menaces de mort": un père de famille se bat pour récupérer son fils au Pérou

"J'ai reçu des menaces de mort": un père de famille se bat pour récupérer son fils au Pérou

Un père à la recherche de son fils. Depuis maintenant neuf mois, Thomas Gimbert, un architecte de Guérande (Loire-Atlantique), n'a plus de nouvelles de Léon, son enfant de cinq ans qu'il a eu avec son ex-compagne péruvienne. Alors qu'ils étaient séparés et mis d'accord pour une garde partagée, la situation a dérapé et l'homme ne peut plus récupérer ni même voir son enfant.

Un piège tendu

Le 11 janvier passé, alors qu'il devait récupérer Léon dans le nord du Pérou où était organisée la garde alternée, Thomas Grimbert apprend que l'enfant se trouve en réalité à Lima, la capitale située à 1500 kilomètres de là. La mère justifie ce déplacement par un ennui de santé, mais c'est une tout autre réalité qui attend le père lorsqu'il se rend à son domicile.

"Ce jour-là, deux voitures de flics, un pick-up avec des gardes du corps armés de mitraillettes et une avocate gangster devant la porte. C'était un piège, il a été enlevé par sa maman le 11 janvier", dit-il auprès de BFMTV.

Depuis, plusieurs plaintes ont été déposées au Pérou, mais également en France. La justice péruvienne lui a d'ailleurs accordé le droit de visite régulier, sans que cela ne change rien.

"Je me suis présenté vingt ou trente fois avec un droit du juge des familles du Pérou pour exercer mon autorité de père. On y va avec la police mais Léon ne sort pas dehors, cela fait 280 jours qu'il est enfermé, je suis inquiet pour sa sécurité", s'émeut-il devant notre caméra.

Appel à Éric Dupond-Moretti

Une situation insupportable, d'autant que dans le cadre d'une procédure commencée en France, le tribunal de Saint-Nazaire a pour sa part accordé la garde de l'enfant au père, ainsi que sa résidence en France.

"J'attends que la justice française se bouge au niveau pénal et active le mandat d’arrêt et Interpol pour que Léon puisse rentrer en France", réclame Thomas Gimbert. Pour faire accélérer les choses, il demande également à rencontrer le Garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti "pour qu'on puisse faire le nécessaire."

Dans l'attente d'une réponse de la justice française, l'architecte continue les allers-retours à Lima, où il se sent en grand danger. "J'ai reçu des menaces de mort, au Pérou je suis suivi et observé, j'ai un garde du corps et un gilet pare-balles", termine-t-il.

Article original publié sur BFMTV.com