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"J'ai payé cher mon erreur": Youcef Atal revient sur son départ de Nice après sa condamnation pour provocation à la haine

"Il fallait que je change d'air." Aujourd'hui joueur de l'Adana Demirspor, Youcef Atal est revenu sur sa condamnation pour provocation à la haine et son départ de l'OGC Nice dans une interview pour So Foot. L'international algérien, qui a fait appel, veut passer à autre chose et dit avoir "besoin de jouer au foot".

"Nice ne m’a pas poussé vers la sortie, mais je ne me suis pas senti soutenu, répond Youcef Atal au sujet de son départ du club azuréen. Le discours changeait à chaque fois… J’ai payé cher mon erreur : sportivement, juridiquement et financièrement. Je sentais que j’allais être mis de côté."

"Après tout ce qu'il m'est arrivé en France..."

Condamné pour provocation à la haine suite au partage d'une publication Instagram d’un prédicateur appelant à un "jour noir" pour les Juifs quelques jours après les attaques du Hamas le 7 octobre dernier et la riposte militaire d’Israël, Youcef Atal avait été suspendu par l'OGC Nice en attente du jugement. Puis placé sur la liste des transferts lors du mercato hivernal.

"Ce n’est pas une question d’argent, sinon je serais resté, ajoute Youcef Atal après son rebond en Turquie. J’ai besoin de jouer au football. À Adana, on m’a donné de l’amour dès le départ. Donc j’ai envie de les rendre heureux, ça me motive. (...) Après tout ce qu’il m’est arrivé en France, il fallait que je change d’air et que je découvre autre chose."

"Je m'attendais aussi à du soutien d'autres personnes"

Revenant sur l'enchaînement compliqué entre sa suspension avec l'OGC Nice puis l'élimination précoce de l'Algérie lors de la CAN, le latéral concède: "J’ai été soutenu par toute l’Algérie et par énormément de gens à travers le monde entier, je les remercie. Je m’attendais aussi à du soutien d’autres personnes qui ne me l’ont pas donné, c’est comme ça."

Il n'a pas voulu revenir sur l'affaire Galtier à Nice, ne souhaitant pas "remettre une pièce dans la machine, même s'il est "conscient que beaucoup attendent des réponses". Aujourd'hui Youcef Atal s'estime heureux "parce que je suis avec ma famille dans un pays musulman en plein ramadan, donc que demander de plus?" "Pour moi, le football est synonyme de bonheur. Si tu me l’enlèves, c’est très compliqué pour moi, et je me réveille le matin sans sourire. J’ai retrouvé ça, à Adana."

Article original publié sur RMC Sport