"J'ai été victime d'une vengeance": Christophe Galtier sort du silence après sa relaxe pour harcèlement et discrimination à Nice

Il n'avait pas donné d'interview au long cours depuis l'annonce de sa relaxe, le 21 décembre dernier, devant le tribunal correctionnel de Nice. Il y était jugé pour "infractions de harcèlement moral et de discrimination en raison de l'appartenance à une ethnie, une nation, une prétendue race ou religion n'est caractérisée", essentiellement contre des joueurs musulmans, lors de son passage sur le banc des Aiglons. Ce samedi, Christophe Galtier se livre en longueur sur l'affaire qui a créé tant de remous, à Nice et au PSG, l'an dernier.

"Le racisme, la discrimination ne font pas partie de mon logiciel. C'était un réel choc"

"Quand je lis les faits qui me sont reprochés, heureusement que ce n'est pas moi qui conduis. Je ne suis pas en état. Le racisme, la discrimination ne font pas partie de mon logiciel car j'ai grandi dans un milieu multiculturel et évolué, tout au long de ma carrière, dans un tel milieu. Tout ça ne fait pas partie de qui je suis. C'était donc un réel choc d'être renvoyé devant le tribunal correctionnel pour de tels motifs. Cela fait partie des épreuves de ma vie", raconte Christophe Galtier à l'Equipe.

L'affaire avait débuté par la révélation, en avril 2023, d'un e-mail daté de mai 2022 et émanant de Julien Fournier, alors directeur général de Nice. Christophe Galtier était alors en poste au PSG. Dans ce message adressé à l'actionnaire Ineos, Fournier rapportait en particulier un échange d'août 2021 où Galtier lui aurait dit, après avoir été pris à partie par des Niçois la veille au restaurant, que l'équipe comptait "trop de noirs et de musulmans". Plusieurs joueurs ont évoqué un climat discriminatoire mais en disant n'en avoir jamais été témoins ou victimes. Les PV d'auditions, fruits de l'enquête, ont révélé des relations conflictuelles entre Fournier et Galtier.

"Les accusations dont j'ai été l'objet n'avaient aucun sens"

"J'en profite pour remercier notamment son altesse l'émir Tamim ben-Hamad al-Thani, le président Nasser al-Khelaïfi et Luis Campos, mais aussi Jean-Pierre Rivère, sir Jim Ratcliffe et David Brailsford à Nice. Ils ont été d'un grand réconfort pour ma famille et leur soutien permanent m'a conforté dans le fait que j'ai été victime d'une vengeance. Cette thèse de la vengeance n'est pas de moi. Elle figure dans le jugement du tribunal. [...] Cela a été une infamie. Finalement, j'ai été totalement et définitivement relaxé. La justice a établi mon innocence. Sans aucun doute possible. C'est pour cela que je suis heureux. Les accusations dont j'ai été l'objet n'avaient aucun sens. Mon parcours de vie, de joueur et d'entraîneur en témoigne."

Le procureur de la République de Nice avait renoncé à interjeter appel, rendant le jugement définitif.

Article original publié sur RMC Sport