Jadot défend les actions choc contre le dérèglement climatique, l'expression d'un «désespoir»

© Nicholas Orchard

Le député européen écologiste Yannick Jadot a défendu lundi les actions chocs des nouveaux groupes écologistes, reconnaissant leur non violence et leur "désespoir" face à l'inaction climatique.

Les jets de soupe et de sauce tomate sur des œuvres d'art, "au départ, moi ça m'a choqué, parce que, quand on fait une action aujourd'hui contre le dérèglement climatique, il faut pointer du doigt la responsabilité de Macron ou de Total", a expliqué l'ancien candidat à la présidentielle sur franceinfo.

"Ca relève d'un tel désespoir de notre jeunesse"

Mais, a-t-il ajouté, "au fond, ça relève d'un tel désespoir de notre jeunesse". A propos des musées, "ils se disent : 'nous, on considère que c'est presque sacralisé, au fond, un musée, c'est le temple de la culture'", a-t-il développé. "Ils disent: 'en fait vous désacralisez notre vie, vous ruinez notre avenir et vous nous dites qu'en fait il y a quand même des choses sacrées'". "Donc il faut entendre leur désespoir", a estimé Yannick Jadot, réclamant d'"arrêter le débat sur les pratiques".

Lui même ancien directeur des campagnes de Greenpeace, il a rappelé que "toute la désobéissance civile, par principe, est non violente, ça n'a rien à voir avec les Black blocs". "La désobéissance civile se construit sur la légitimité qui doit construire du droit", a-t-il détaillé, rappelant le combat contre les OGM dans les années 1990. "Aujourd'hui, ce qui est légitime, c'est le combat contre le dérèglement climatique".


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