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"J’ai même reçu des menaces de mort" : Christophe Dechavanne évoque les moments compliqués de sa carrière

Dans cet ouvrage, vous ne cachez rien. Première fêlure de votre jeunesse : vous avez 17 ans quand votre père quitte la maison. Il est alcoolo dépendant et décédera à 54 ans. Avez-vous des regrets ?

Christophe Dechavanne Oui, mais j’étais trop jeune. Si j’avais eu le cerveau d’aujourd’hui, j’aurais pu être plus efficace et lui venir en aide. Quant à ma mère, elle m’a dit une seule fois « je t’aime »... deux jours avant sa mort. J’avais 47 ans.

En termes de « déclaration d’amour », vous avez été servi, à vos débuts ! Un journaliste a même écrit que vous étiez « un animateur de quinzaine commerciale qui ferait mieux de rentrer chez lui »...

Quand je l’ai lu, j’ai compris qu’il faudrait que j’enfile une armure. Ce premier article a été le croquis de ma carrière, faite de mauvaises cri-tiques, d’échecs et de réussites.

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Vous avez toujours su innover, ce qui n’a pas toujours plu...

C’est vrai. En 1985, avec C’est encore mieux l’après-midi, sur Antenne 2, on a révolutionné les grilles de cette tranche horaire, qui était essentiellement faite d’émissions de tricot et d’Aujourd’hui Madame. En 1988, avec Coucou, c’est nous !, on nous a accusés, à tort, de faire de la télé trash. On avait du succès, mais on dérangeait beaucoup. J’ai même reçu des menaces de mort, avec impacts de balles sur ma maison de campagne. Mon équipe et moi, on était suivis par les RG. On ne pourrait plus faire cette émission, entre l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), qui impose ses règles, ou les associations qui montent au créneau...

Comment avez-vous vécu les périodes où vous étiez privé d’antenne, boudé par les chaînes ?

Avec tristesse et incompréhension, car je recevais dans la rue beaucoup de chaleur, d’amitié, des regards bienveillants. Or, Étienne Mougeotte (qui fut vice-président et directeur d’antenne de TF1, ndlr) m’a dit un ...

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