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IVG dans la Constitution: des associations féministes saluent une "victoire" après l'annonce d'un projet de loi

Des manifestants pour le droit à l'IVG samedi 2 juillet 2022 à Paris. - Christophe ARCHAMBAULT
Des manifestants pour le droit à l'IVG samedi 2 juillet 2022 à Paris. - Christophe ARCHAMBAULT

Une "victoire" et une "réelle avancée". Des associations féministes ont salué l'annonce mercredi par le président Emmanuel Macron d'un futur projet de loi visant à inscrire l'IVG dans la Constitution, y voyant le fruit de leur mobilisation.

La Fondation des Femmes salue une "victoire pour les associations féministes qui demandaient la constitutionnalisation de l'IVG depuis des années", dans un communiqué.

Elle y voit "un signal fort pour toutes les femmes dans le monde", qui "montre que nous soutenons le combat des militantes partout dans le monde".

Le Planning familial a salué dans un tweet "une victoire des associations féministes en France". "Les féministes du monde entier regardent la France", affirme le mouvement composé de plus de 80 associations locales .

"Le fruit de mobilisations féministes collectives"

Alyssa Ahrabare, porte-parole d'Osez le Féminisme, salue dans un tweet une "victoire féministe qui consacre un droit humain capital pour les #femmes" et qui "est le fruit de mobilisations féministes collectives depuis des mois, des années, des générations!"

La Fédération nationale des Centres d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles (FNCIDFF) se réjouit, également dans un tweet, d'"une réelle avancée pour les droits des femmes".

Un projet de loi pour constitutionnaliser ce droit

Emmanuel Macron a ouvert mercredi la voie à une "constitutionnalisation" de l'avortement par un vote des deux chambres réunies en Congrès plutôt que par un référendum.

"Les avancées issues des débats parlementaires (...) permettront je le souhaite, d'inscrire dans notre texte fondamental cette liberté dans le cadre du projet de loi portant révision de notre Constitution qui sera préparé dans les prochains mois", a déclaré le chef de l'Etat lors d'un hommage à l'avocate féministe Gisèle Halimi au Palais de justice de Paris.

En 1972, lors d'un procès retentissant à Bobigny (Seine-Saint-Denis), Gisèle Halimi avait obtenu la relaxe d'une mineure poursuivie pour avortement après avoir été victime d'un viol, ouvrant la voie à la dépénalisation de l'interruption volontaire de grossesse. Élue députée en 1981, elle avait poursuivi ce combat à l'Assemblée nationale, cette fois pour le remboursement de l'IVG, finalement voté en 1982.

Le Sénat a voté début février pour cette constitutionnalisation de la "liberté de la femme" de recourir à l'IVG, reformulant un texte venu de l'Assemblée qui faisait initialement référence à un "droit".

Article original publié sur BFMTV.com