Itinérance dans l’UE : bientôt la gratuité permanente pour les Ukrainiens ?

Photo Tyler Hicks/The New York Times

Les millions d’Ukrainiens qui ont trouvé asile dans divers pays de l’Union européenne (UE) depuis le début de la guerre ont déjà pu goûter aux avantages de l’itinérance gratuite pour appeler de leur téléphone mobile leurs proches (et vice versa) restés au pays. Le tout en conservant leur abonnement, sans aucun frais supplémentaire, écrit l’hebdomadaire en ligne ukrainien Zerkalo Nedely. Cette mesure a été rendue possible grâce aux efforts coordonnés des opérateurs de télécommunications européens et ukrainiens qui, dès le mois d’avril dernier, ont pris des dispositions pour aider les exilés à rester en contact avec leur famille et amis chez eux. “Une mesure temporaire”, précise l’hebdomadaire, dont le chroniqueur spécialiste des nouvelles technologies, Guerman Bogapov, rêve de “l’adhésion pleine et entière des opérateurs ukrainiens au programme d’itinérance gratuite de l’UE”.

Une priorité pour le gouvernement

Selon lui, cette adhésion ne saurait tarder, même si le chemin de l’Ukraine vers l’UE s’annonce long et tortueux. Zerkalo Nedely cite les récents propos de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, qui, lors de son discours annuel devant le Parlement européen, avait promis de faire entrer rapidement l’Ukraine dans la zone européenne de libre circulation. “Qu’il s’agisse du commerce de l’électricité, de l’itinérance gratuite ou de la suppression des taxes sur les marchandises, nous rapprochons l’Ukraine du marché unique de l’UE”, a-t-elle dit.

Même s’il n’y a pas, pour l’instant, de date précise pour le lancement de l’itinérance gratuite pour les Ukrainiens en Europe, Zerkalo Nedely croit que cette mesure pourra être prise le 25 octobre prochain, lors de la conférence, sous présidence allemande, des pays du G7 pour la reconstruction de l’Ukraine. Une opinion partagée par le jeune vice-Premier ministre et ministre de la Transformation numérique de l’Ukraine, Mykhailo Fiodorov. “C’est l’une des priorités de notre gouvernement dans nos échanges avec la Commission européenne”, témoigne-t-il. Ce serait une première pour “un pays qui n’est pas encore membre de l’UE”, note aussi Mykhailo Fiodorov, qui reste néanmoins optimiste. “Je pense que nous avons nos chances”, conclut-il.

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