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Israël nie avoir demandé à l'Organisation mondiale de la santé de vider un entrepôt d'aide à Gaza

L'armée israélienne a nié mardi avoir demandé à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de vider dans les 24 heures un entrepôt d'aide médicale dans le sud de la bande de Gaza, comme l'avait affirmé son chef.

"Aujourd'hui, l'OMS a reçu une notification des Forces de défense israéliennes pour retirer nos fournitures de notre entrepôt médical dans le sud de la bande de Gaza dans les 24 heures, car les opérations au sol le rendront inutilisable", a annoncé le patron de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, sur le réseau social X (ex-Twitter).

"Nous demandons à Israël de retirer cet ordre et de prendre toutes les mesures possibles pour protéger les civils et les infrastructures civiles, y compris les hôpitaux et les installations humanitaires", a-t-il ajouté.

Tensions entre Israël et l'ONU

L'organe de la Défense israélienne supervisant les activités civiles dans les Territoires palestiniens (Cogat) a répondu à ce tweet par un autre.

"La vérité est que nous n'avons pas demandé à évacuer les entrepôts et nous l'avons signifié clairement et par écrit aux responsables compétents de l'ONU. Nous nous attendons de la part d'un responsable de l'ONU qu'il soit au moins exact (dans ses propos)", a indiqué le (Cogat).

Cet épisode intervient alors que Israël a informé ces derniers jours l'ONU que le visa de la coordinatrice humanitaire pour les territoires palestiniens, la Canadienne Lynn Hastings, accusée de ne pas être "impartiale" par les autorités israéliennes, ne serait pas renouvelé.

L'armée israélienne a resserré l'étau sur le sud de la bande de Gaza, où des dizaines de chars sont entrés lundi dans le cadre de son offensive contre le Hamas palestinien, rendant la situation plus périlleuse encore pour une population prise au piège des bombardements.

Lors d'une conférence de presse au Caire, Ahmed Al-Mandhari, directeur du bureau régional de l'OMS pour la Méditerranée orientale, a assuré que "l'OMS est gravement préoccupée par la reprise des hostilités, y compris les bombardements intensifs à Gaza".

Le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, affirme que la campagne menée par Israël après l'attaque lancée le 7 octobre par le mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien a tué près de 16.000 personnes.

Selon Israël, 1.200 personnes, en majorité des civils, ont été tuées par le Hamas le 7 octobre et environ 240 personnes enlevées et emmenées dans le petit territoire palestinien.

Les États-Unis, principal allié d'Israël, lui ont demandé de faire davantage d'efforts pour éviter les pertes civiles à mesure que les opérations se déplacent vers le sud, où de nombreux habitants de Gaza ont cherché refuge après avoir fui le nord dévasté.

Article original publié sur BFMTV.com