Publicité

Israël : le Hamas affirme que l'attaque du 7 octobre était "nécessaire" mais reconnaît des "erreurs"

Plus de trois mois après l'attaque du Hamas en Israël, le mouvement palestinien assure avoir "fait de son mieux pour éviter de toucher les civils" mais reconnaît avoir "peut-être" commis des "erreurs" dans la mise en oeuvre de l'attaque.

Le Hamas palestinien affirme dans un document publié ce dimanche 21 janvier que son attaque du 7 octobre contre Israël était "une étape nécessaire" contre l'occupation israélienne des Territoires palestiniens, et reconnaît que le "chaos" a entraîné des "erreurs".

Le mouvement islamiste, au pouvoir à Gaza depuis 2007, demande la fin de "l'agression israélienne", affirme que le "peuple palestinien" peut "décider de l'avenir" du territoire côtier et rejette les "projets internationaux ou israéliens".

Dans ce document de près de vingt pages, le premier du genre, le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par les Etats-Unis, l'Union européenne et Israël, dit vouloir livrer "sa version des faits".

Le Hamas "a fait de son mieux pour éviter de toucher les civils"

Alors que son attaque du 7 octobre contre Israël a entrainé la mort de 1.140 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP à partir de chiffres officiels israéliens, le Hamas insiste sur le fait "d'avoir fait de son mieux pour éviter de toucher des civils".

"Des erreurs ont peut-être été commises lors de la mise en oeuvre de l'opération déluge d'al-Aqsa, en raison de l'effondrement soudain de l'appareil sécuritaire et militaire le long de la frontière entre Israël et la bande de Gaza", reconnaît le Hamas.

"Eviter de porter atteinte aux civils, en particulier les enfants, les femmes et les personnes âgées est une obligation religieuse et morale des combattants des brigades al-Qassam", poursuit-il en mentionnant sa branche armée.

25 000 Palestiniens tués

Des enquêtes sont en cours en Israël après des témoignages faisant état de violences sexuelles.

Le 7 octobre, environ 250 personnes ont été prises en otage au cours de ces attaques inédites par leur violence et leur ampleur, et, selon Israël, 132 personnes restent captives dans la bande de terre, dont 27 seraient décédées, toujours selon un décompte de l'AFP à partir de chiffres officiels israéliens.

Depuis, plus de 25.000 Palestiniens, en grande majorité des femmes, des enfants et des adolescents, ont été tués dans la bande de Gaza par les bombardements et les opérations militaires israéliennes, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Dans son rapport, le mouvement islamiste demande également "l'arrêt immédiat de l'agression israélienne sur Gaza, des meurtres et du nettoyage ethnique commis contre l'ensemble de la population de Gaza".

Quant à l'avenir du territoire, le Hamas dit rejeter "catégoriquement tout projet international ou israélien visant à décider de l'avenir de la bande de Gaza", et souligne que "le peuple palestinien a la capacité de décider de son avenir et d'organiser ses affaires internes" en insistant sur le fait que "personne au monde" n'avait le droit de décider pour eux.

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - Plus de 25 000 Palestiniens tués en trois mois de guerre à Gaza