En Israël, Benjamin Netanyahou appelé officiellement à former le prochain gouvernement

Israel's ex-premier and leader of the Likud party Benjamin Netanyahu arrives to address supporters at campaign headquarters in Jerusalem early on November 2, 2022, after the end of voting for national elections. - Netanyahu inched towards reclaiming power after projected election results showed a majority government was within reach for the veteran right-winger, but the outlook could shift as ballots are counted. (Photo by RONALDO SCHEMIDT / AFP)
RONALDO SCHEMIDT / AFP Israel's ex-premier and leader of the Likud party Benjamin Netanyahu arrives to address supporters at campaign headquarters in Jerusalem early on November 2, 2022, after the end of voting for national elections. - Netanyahu inched towards reclaiming power after projected election results showed a majority government was within reach for the veteran right-winger, but the outlook could shift as ballots are counted. (Photo by RONALDO SCHEMIDT / AFP)

ISRAËL - Benjamin Netanyahou rempile. Arrivé en tête des législatives en Israël avec ses alliés d’extrême droite, il a été officiellement désigné ce dimanche 13 novembre pour former un gouvernement. Une victoire pour l’ex-Premier ministre qui avait juré de retrouver son costume.

« Je vous donne le mandat de former un gouvernement », a déclaré le président israélien Isaac Herzog aux côtés de Benjamin Netanyahu lors d’une conférence de presse à la résidence présidentielle à Jérusalem.

Le gouvernement de Benjamin Netanyahu pourrait être le plus à droite de l’histoire d’Israël, ce qui a suscité d’emblée des craintes localement et à l’international.

Plus tôt cette semaine, une majorité de députés, 64 sur les 120 du Parlement élu le 1er novembre, ont recommandé au président Isaac Herzog de confier à Benjamin Netanyahou la tâche de mettre sur pied un gouvernement.

C’est Yaïr Lapid qui avait évincé en juin 2021 du pouvoir Benjamin Netanyahou en ralliant une coalition hétéroclite de partis de droite, du centre, de gauche et arabe, décidés à mettre un terme au règne du Premier ministre le plus pérenne de l’histoire d’Israël, en poste de 1996 à 1999 et de 2009 à 2021.

La droite et l’extrême droite en force

Benjamin Netanyahou est en outre inculpé pour corruption dans une série d’affaires et son procès est en cours. Relégué au rang de chef de l’opposition, celui que tout le monde surnomme « Bibi » avait après sa défaite aux élections législatives de mars 2021 promis de « renverser le gouvernement à la première occasion ».

Il aura 28 jours pour mettre sur pied son équipe ministérielle, avec un supplément de 14 jours si nécessaire. Mais dès l'annonce des résultats des législatives du 1er novembre, les cinquièmes en Israël en trois ans et demi, l’ex-Premier ministre avait déjà commencé les discussions avec ses alliés sur la distribution des portefeuilles ministériels.

Son parti de droite, le Likoud, a obtenu 32 sièges à la Knesset, ses alliés ultra-orthodoxes 18 et l’alliance « Sionisme religieux » 14, un record pour l’extrême droite.

Appel à la « tolérance »

Après les dernières élections en Israël, pays divisé politiquement, plusieurs pays occidentaux dont les États-Unis ont appelé à la « tolérance » et respecter « les groupes minoritaires ».

Côté palestinien, les résultats du scrutin israélien ont été perçus avec fatalisme. Le Premier ministre Mohammed Shtayyeh a affirmé ne se faire « aucune illusion sur le fait que les élections israéliennes produiraient un partenaire pour la paix ».

Sous les précédents gouvernements de Benjamin Netanyahou, la colonisation israélienne dans les Territoires palestiniens occupés a fait un bond et des accords de normalisation avec des pays arabes considérés comme une « trahison » par les Palestiniens ont été signés.

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