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Isère: prison avec sursis pour un voisin qui diffusait des pleurs d'enfants la nuit

Le voisin que personne n'aimerait avoir. Un habitant de Saint-Égrève, en Isère, a été condamné à quatre mois de prison assortis d'un sursis probatoire pour "agressions sonores" envers ses voisins, rapporte Le Dauphiné libéré.

Le quadragénaire est allé au-delà du simple tapage nocturne: c'est tout son quotidien qui était réglé pour pourrir la vie de ses voisins. Radio poussée à fond, enceintes collées aux murs, tam-tam, aspirateur, appareils électroménagers... Tout était bon pour faire le plus de bruit possible.

Garage aménagé en chambre

L’homme allait jusqu’à enregistrer les pleurs des enfants de ses voisins pour les rediffuser, la nuit, sur ses enceintes, raconte le quotidien régional.

Comble du cynisme, cet assistant de vie scolaire allait dormir dans un garage aménagé en chambre pour échapper au bruit qu'il infligeait à son immeuble.

Ses méfaits ont eu des répercussions sur la santé de ses voisins. Un médecin a observé que certains avaient des troubles du sommeil, "une agitation psychomotrice", "une asthénie (fatigue, NDLR) majeure" et même "un sentiment de peur et d’inquiétude".

"Contre-attaque"

Au tribunal, le prévenu a expliqué vouloir "contre-attaquer" après avoir lui-même subi des nuisances.

"Ça fait environ 10 ans que j’habite cet immeuble. Au début, ça se passait bien. Il y avait pas mal de personnes âgées. Au fur et à mesure des nouvelles arrivées, j’ai de plus en plus été dérangé tôt le matin, en soirée, le week-end", s'est-il justifié.

"Quand je suis chez moi, j’ai besoin de calme. Le moindre bruit qui n’émane pas de moi me perturbe", a ajouté le prévenu.

L’expert psychiatre a décelé chez lui une "solitude familiale", "des difficultés affectives", "un isolement amical et affectif total" et a relevé "des traits de persécution".

Article original publié sur BFMTV.com