En Iran, deux nouvelles exécutions en lien avec les manifestations

A protestor waves the Iranian flag during a rally in support of the demonstrations in Iran, in Toulouse, south-western France, on December 3, 2022. - More than 200 people have been killed in Iran since nationwide protests erupted over the death in police custody of Mahsa Amini, the country's top security body said on December 3, 2022. (Photo by Charly TRIBALLEAU / AFP)
CHARLY TRIBALLEAU / AFP A protestor waves the Iranian flag during a rally in support of the demonstrations in Iran, in Toulouse, south-western France, on December 3, 2022. - More than 200 people have been killed in Iran since nationwide protests erupted over the death in police custody of Mahsa Amini, the country's top security body said on December 3, 2022. (Photo by Charly TRIBALLEAU / AFP)

IRAN - Malgré l’indignation internationale, les exécutions se poursuivent. Deux hommes ont été exécutés ce samedi 7 janvier en Iran après avoir été reconnus coupables d’avoir tué un paramilitaire lors des manifestations déclenchées par le décès en détention de la jeune Kurde Mahsa Amini, a annoncé l’agence du pouvoir judiciaire.

Un mouvement de contestation a débuté en Iran après la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une Kurde de 22 ans décédée à la suite de son arrestation par la police pour infraction au code vestimentaire de la République islamique imposant notamment le port du voile en public pour les femmes.

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« Mohammad Mahdi Karami et Seyed Mohammad Hosseini, les principaux auteurs du crime qui a conduit au martyre de Rouhollah Ajamian, ont été pendus ce matin » samedi, a indiqué Mizan Online, en référence à un membre de la milice des Bassidji, liée aux Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique d’Iran.

Quatre personnes exécutées, dix condamnés

Le tribunal de la première instance avait condamné à mort les deux hommes le 4 décembre, a précisé l’agence. Le 3 janvier, la Cour suprême d’Iran avait confirmé les condamnations à mort des deux homes, les accusant d’avoir tué Ajamian le 3 novembre à Karaj, à l’ouest de Téhéran.

« Je viens d’apprendre que mon filleul #MohammadMehdiKarami, 22 ans, a été exécuté ce matin par le gouvernement iranien. Colère, tristesse immense et pensées affligées à ses proches. Emmanuel Macron, votre silence vis-à-vis du régime est inadmissible », a réagi la députée LFI Clémentine Autain.

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Comme elle, une centaine de parlementaires a parrainé des manifestants condamnés à mort pour alerter sur leur sort. Des stars ont aussi apporté leur soutien à ceux qui osent défier le régime, et appellent à mettre fin à ces exécutions.

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Depuis le début du mouvement de contestation, la justice a condamné à mort 14 personnes en lien avec les manifestations, selon un décompte de l’AFP basé sur des informations officielles

Quatre ont été exécutées, deux ont vu leur peine confirmée par la Cour suprême, six attendent de nouveaux procès et deux autres peuvent faire appel. Des militants assurent qu’une dizaine d’autres personnes font face à des accusations passibles de la peine de mort.

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