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Intolérable cruauté des frères Coen : "George Clooney est trop beau, nous aimons qu’il ait des obsessions physiques ridicules"

Pour plumer un mari fortuné ou une belle héritière, s’offrir les services du sémillant Miles Massey, c’est déjà sabrer le champagne et brancher le Jacuzzi dans votre somptueuse villa, offerte en dédommagement de vos déboires amoureux ! Jamais avocat n’a si bien porté le titre de maître. Avec lui, Casanova serait passé pour un puceau apeuré. Personne ne lui arrive à la cheville. Personne ? Objection ! La belle Marylin Rexroth, croqueuse de maris pleins aux as qu’il a privée d’un joli pactole au tribunal, est bien décidée à faire mordre la poussière au matador des prétoires. « Quelle jubilation de se mettre dans la peau d’un tel personnage ! Cela dit, après avoir lu le scénario, je me suis dit que, plutôt que d’en faire une salope intégrale, je voulais trouver quand même des qualités rédemptrices à Marylin ! », raconte Catherine, avec le plaisir de l’artiste consciente qu’elle vient de nous offrir une toile de maître. Sa Marylin est divine, rusée, mercantile et diabolique. L’arrivisme fait femme, qu’elle incarne avec une palette d’émotions insondables.

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GEORGE « CLOONESQUE »

Versus Mme Zeta-Jones, les Coen ont fait appel à leur cher Clooney, dont ils ont révélé au monde, en 2000, le clown qui sommeillait en lui, avec O’Brother. Ces trois-là partagent la même fibre comique. Témoin : les frangins Ethan et Joel avaient – ès qualités de script doctors – réécrit et peaufiné quelques années auparavant le scénario d’Intolérable cruauté, qui patientait dans les cartons. Et c’est précisément l’ami Clooney, ignorant tout des auteurs, qui, séduit par le pitch et les personnages, leur a apporté, en leur demandant de le réaliser ! « Les Coen sont des auteurs. Avec eux, on se sent en toute liberté, ce qui vous libère totalement. Je ne connais aucun acteur qui dirait non aux frères Coen. » On le comprend, tant il s’amuse avec ce Miles Massey, obnubilé par la blancheur de ses dents… Vous l’aurez deviné, il y a un parfum de screwball comedies, ces farces de l’âge d’or de Hollywood. « Comme chez Preston Sturges ou chez Howard Hawks, qui mettaient deux stars dans une ...

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