Intitulés de postes en anglais : comment s’y retrouver ?

Photo RobinHiggins/Pixabay/CC

Junior analyst, executive director, senior producer, facility manager – de plus en plus d’intitulés de poste sont en anglais, et ce n’est pas toujours évident de comprendre exactement leur signification, remarque la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le quotidien allemand explique ainsi ce phénomène :

“Le fait qu’il existe aujourd’hui tant d’intitulés de poste différents, et qu’un nombre de plus en plus important d’entre eux soit en anglais, s’explique par deux tendances distinctes. La première tendance est la spécialisation toujours croissante des professionnels. La seconde tient à l’internationalisation en cours du marché du travail. En conséquence, de plus en plus de titres spécifiques sont créés et, d’autre part, l’anglais est de plus en plus utilisé.”

Constanze Wiedermann, coach de carrière pour le cabinet de conseil en ressources humaines Südpool, souligne que souvent des titres complètement différents correspondent à des postes similaires si ce n’est identiques.

En général, ces titres en anglais combinent le grade, le département, la spécialisation ou la profession, comme junior finance specialist : on sait de quel secteur il s’agit et du niveau d’ancienneté (moins de trois ans). Senior désignera les gens ayant plus de trois ans d’expérience. Le mot manager renvoie évidemment à un rôle d’encadrement, mais notez qu’en Allemagne cela correspond à chef de service. Chief of est en dessous de directeur. Mais attention, en Allemagne, cela est généralement équivalent à directeur général. Pour Constanze Wiedermann, les salariés ne doivent pas hésiter, une fois en poste, à faire ajuster leur titre, même en anglais, si leurs fonctions ont évolué. Bien sûr, cette conversation avec sa hiérarchie est souvent doublée d’une demande d’augmentation et se prépare. C’est une question d’argent et de reconnaissance, mais aussi de prestige, souligne Constanze Wiedermann. “Après tout, notre intitulé de poste fait aussi partie de notre identité professionnelle.”

Pour Malchus Kern, qui codirige l’agence de marketing en ligne Kirschwerk, les entreprises feraient bien de ne pas abuser des intitulés de poste en anglais, auxquels on finit par ne plus rien comprendre. Il cite ceux de feelgood manager et de facility manager comme exemples. Le premier est trop vague et ne permet pas de se faire une idée précise des tâches. Quant au second, il ne s’agirait que d’une appellation tendance pour dire “gardien”. Encore plus ridicules, on trouve content king pour les postes éditoriaux ou office acrobat pour un assistant ! “Les entreprises veulent souvent être cool, mais cela ne fonctionne pas vraiment”, déclare Kern. Et elles risquent de passer à côté de bons candidats, ce qui est d’autant plus dommage que le pays traverse une pénurie de main-d’œuvre qualifiée. “Les bons intitulés de poste sont des intitulés de poste courants”, ajoute-t-il. Restons simples. Après tout, le recrutement est aussi une affaire de communication.

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