Inscription de l'IVG dans la Constitution: Marion Maréchal évoque un "gadget juridique"

La tête de liste du parti Reconquête! aux élections européennes, Marion Maréchal, a dénoncé ce jeudi 29 février la probable inscription de l'IVG dans la Constitution française comme un "gadget juridique" destiné à "faire plaisir à une petite minorité politisée."

"C'est beaucoup de temps et d'énergie mis sur un sujet sur lequel les Français n'avaient rien demandé", a-t-elle estimé lors d'une conférence de presse au Salon international de l'agriculture qu'elle visitait jeudi en compagnie d'Éric Zemmour.

Mercredi, le Sénat a largement validé la constitutionnalisation de la "liberté garantie" pour les femmes d'avoir recours à une interruption volontaire de grossesse, ultime obstacle avant un vote sans suspense lundi du Congrès à Versailles.

"Petite minorité politisée"

"J'aurais préféré que toute cette énergie et ce temps soient plutôt mis plutôt pour régler les blocages constitutionnels sur la question de l'immigration," a estimé jeudi Marion Maréchal, pour qui le droit à l'IVG n'est "absolument pas menacé."

"Au prétexte qu'il y aurait potentiellement une menace aux États-Unis, on va aller mettre ce droit dans notre constitution ? Donc demain, si la procréation médicalement assistée est menacée au Congo, ou le changement de sexe en Argentine, on va aussi le mettre dans notre Constitution?", a feint de s'interroger la vice-présidente de Reconquête !, parti dirigé par Éric Zemmour, qu'elle avait rejoint en 2022 lors de sa campagne présidentielle.

"Ce n'est qu'un petit gadget juridique qui est là pour faire plaisir à je ne sais quelle petite minorité politisée à l'instant T, " a-t-elle poursuivi.

Rencontrant des éleveurs de Gasconne dans la matinée, Marion Maréchal en a profité pour redire son opposition aux prix planchers, une "idée sortie du chapeau d'Emmanuel Macron" qu'elle considère comme "totalement démagogique et irréaliste".

Article original publié sur BFMTV.com