Publicité

INFO BFMTV. Bordeaux: huit membres présumés de l'ultradroite en garde à vue pour des violences contre des militants de LFI

Selon nos informations, huit membres présumés de l’ultradroite ont été placés en garde à vue, ce mercredi 13 mars, dans le cadre d'une enquête ouverte des chefs de "violences volontaires aggravées avec ITT inférieur à 8 jours, violences sans ITT et participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de dégradations de biens à caractère raciste".

Ils ont été interpellés par les enquêteurs des services interdépartementaux de police judiciaire (DIPJ) de Gironde, d’Ille-et-Vilaine et du Vaucluse. Les auditions des suspects, âgés de 20 à 27 ans, déjà connus pour certains d’entre eux des services de police et de la justice, sont toujours en cours, ce jeudi 14 mars, dans les locaux de la PJ de Bordeaux.

Des faits survenus en décembre 2022

Le 7 décembre 2022, un groupe de vingt à trente inconnus, encagoulés et armés de barres de fer et de matraques télescopiques, avaient tenté de pénétrer dans un amphithéâtre de l’université Bordeaux-Montaigne à Pessac dans lequel se tenait « une conférence organisée sur le thème du pouvoir d’achat par des étudiants de l’université impliquant la participation de deux députés LFI, Messieurs Boyard et Bilongo », rappelle une source judiciaire.

Outre les deux députés, une centaine d’étudiants, militants et sympathisants LFI se trouvaient dans cet amphithéâtre au moment des faits.

"Pendant le déroulement de cet événement, le responsable de la sécurité alertait le commissariat de Bordeaux pour des heurts opposant les sympathisants LFI à des manifestants pouvant être apparentés au parti Rassemblement National", poursuit la même source.

À l’époque, aucune interpellation n'avait eu lieu. De nombreuses insultes racistes et slogans, notamment en référence au nazisme, avaient été proférés par les assaillants.

Des actes "inacceptables" selon Gérard Darmanin

Au lendemain des faits, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, avait réagi sur Twitter, en expliquant que "la police a dû intervenir hier pour protéger deux députés qui avaient été menacés par plusieurs dizaines d’individus. La liberté d’expression est une liberté fondamentale et ce qui s’est passé est inacceptable (…)".

Toujours selon nos informations, parmi les huit suspects interpellés, plusieurs ont été identifiés comme appartenant au groupuscule d’ultradroite nommée "La Bastide bordelaise", dont l’apparition remonte au mois d’août 2022. Ce groupuscule aurait été créé par d’anciens jeunes militants de "Génération Zemmour".

"L’enquête est en cours et une orientation sera prise demain (ce vendredi 15 mars, NDLR) par le parquet de Bordeaux sur d’éventuelles poursuites à l’encontre des huit personnes actuellement en garde à vue", précise encore une source judiciaire.

Article original publié sur BFMTV.com