Indochine menace de ne pas jouer à Perpignan, le RN en colère

La menace d’Indochine de ne pas jouer à Perpignan irrite le RN (photo de Nicola Sirkis prise à la salle Pleyel en 2018 à Paris)
THOMAS SAMSON / AFP La menace d’Indochine de ne pas jouer à Perpignan irrite le RN (photo de Nicola Sirkis prise à la salle Pleyel en 2018 à Paris)

POLITIQUE - « Bob Morane est le roi de la terre »… Mais pas à Perpignan ? Le groupe Indochine menace d’annuler sa venue au festival des Déferlantes, déplacé pour motifs logistiques à Perpignan, ville administrée par le maire RN Louis Aliot : un positionnement « sectaire et irrespectueux », selon le président du Rassemblement national Jordan Bardella ce lundi 9 janvier sur BFMTV.

« Nous avons été mis devant le fait accompli, que le Festival Les Déferlantes, où nous sommes programmés le 8 juillet, se déplaçait à Perpignan au lieu du site initialement prévu », a posté ce week-end le groupe Indochine sur ses réseaux sociaux. « Le maire RN de Perpignan a tweeté qu’il était heureux d’accueillir le festival », ajoute la bande du chanteur Nicola Sirkis, comme vous pouvez le voir ci-dessous. Elle demande « expressément à la direction des Déferlantes de déplacer ce festival dans un autre lieu, faute de quoi, nous annulerons notre venue ».

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En 2022, Les Déferlantes ont accueilli « plus de 100.000 festivaliers durant 4 jours », mais le public a déploré « certaines difficultés rencontrées durant cette dernière édition, en particulier les déplacements vers et depuis Céret », site habituel dans les Pyrénées-Orientales, peut-on lire sur le site du festival. « C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de déplacer Les Déferlantes vers un lieu plus adapté (...) Du 6 au 9 juillet 2023, Les Déferlantes vous donnent donc rendez-vous à Perpignan », écrivent encore les organisateurs de l’événement.

« Quand on est artiste, on ne fait pas de la politique », dit Bardella

Pas de quoi convaincre Indochine, un groupe connu pour ses engagements contre les idées d’extrême droite. « Un été français », leur titre sorti en 2017 s’inquiète justement de la montée du Front national, devenu depuis Rassemblement national. « Quand je suis cerné, je rêve d’un été français, un été parfait, où rien ne pourra m’arriver, pardonne-moi si ici, tout devient froid national, un pays infernal. À nous la petite mort », chante, ici, Nicola Sirkis sur le toit de la Grande Arche à Paris.

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Un positionnement réaffirmé, donc, à travers la menace de ne pas jouer à Perpignan. « C’est profondément sectaire et irrespectueux pour les milliers de leurs fans qui probablement sont des électeurs aussi du Rassemblement national », a de son côté réagi Jordan Bardella sur BFMTV, ce lundi, pour qui, « quand on est artiste, on ne fait pas de la politique, on ne trie pas les gens qui viennent à ces concerts en fonction de leur opinion politique. » « Je suis allé à un seul concert dans ma vie, au concert d’Indochine », a d’ailleurs indiqué le président du Rassemblement national.

Les organisateurs du festival prennent « acte de la position du groupe Indochine de conditionner, pour des questions politiques, leur venue aux Déferlantes », selon un communiqué cité par le quotidien L’Indépendant. La direction regrette encore « que musique et politique soient ainsi associées ». Sting, Bigflo & Oli, Damso, David Guetta, Lomepal, Louise Attaque, Izïa, Pomme, Rosalía ou encore Soprano, sont les autres têtes d’affiche annoncées de ce festival.

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