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Ces Indiens prêts à risquer leur vie pour travailler en Israël

“Entre désespoir et espoir, des milliers de demandeurs d’emploi de l’Uttar Pradesh et de l’Haryana postulent pour travailler en Israël”, raconte The Hindu dans un reportage publié à la fin du mois de janvier.

Surendra Singh a ainsi voyagé durant trente-six heures depuis sa région du Pendjab jusqu’à l’Uttar Pradesh, l’État le plus peuplé du pays, pour participer à une campagne de recrutement organisée par les autorités indiennes et israéliennes. Le 23 janvier, plusieurs centaines d’hommes, “tous emmitouflés avec des casquettes, des cache-nez et des vestes”, ont fait la queue dans l’espoir de décrocher un emploi dans le secteur de la construction et de partir en Israël.

“J’ai désespérément besoin d’un travail. Les salaires en Inde sont si bas”, explique Surendra Singh au quotidien indien. Il sait qu’une guerre fait rage dans la région. “Auparavant, il avait travaillé au Qatar pendant trois ans” et envoyait tous les mois plus de 300 euros à sa famille. Mais, lorsque le Covid-19 a déferlé sur la planète, il a été obligé de rentrer.

À la clé, un salaire dix fois supérieur

Le gouvernement de l’Uttar Pradesh a mis en ligne des offres d’emploi pour 10 000 postes de menuisier ou encore de plâtrier à pourvoir en Israël et dont la rémunération mensuelle s’élève à 1 500 euros environ. Une somme plus qu’alléchante pour ces ouvriers qui gagnent généralement dix fois moins en Inde.

De nombreux candidats venus de l’État de l’Uttar Pradesh ont été emmenés dans des bus affrétés par les autorités aux entretiens d’embauche, qui se sont déroulés du 23 au 30 janvier à Lucknow. “Les fonctionnaires du département du travail du district ont amené les candidats enregistrés comme moi en bus à Lucknow”, explique Kanshi Ram, 22 ans.

Une majorité de Dalits

Dans son village, le travail est irrégulier, et, souvent, il n’est pas payé à temps. Il dit ne pas s’inquiéter de la guerre. “Je pense à l’argent que je vais gagner : quinze fois ce que je touche actuellement”, justifie-t-il. “Si je renvoie chez moi la moitié du salaire, la situation [de ma famille] s’améliorera en six mois”, calcule-t-il.

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