Incendie à Tenerife: dans les pas des pompiers de l'île en lutte depuis une semaine

Incendie à Tenerife: dans les pas des pompiers de l'île en lutte depuis une semaine

Des arbres carbonisés, un drap blanc formé par les cendres recouvrant le sol... L'île de Tenerife, de l'archipel des Canaries, offre un triste spectacle de désolation. Mais après une semaine de lutte acharnée contre l'incendie qui s'est déclaré le 15 août au nord-est de l'île, les 600 pompiers mobilisés commencent à voir le bout du tunnel.

Même si l'incendie n'est pas encore terminé, les températures nocturnes en baisse et les vents plus faibles les ont aidé à contenir les flammes qui ont ravagé près de 15.000 hectares et ont entraîné l'évacuation de plus de 12.000 personnes.

Et ce, malgré les terrains escarpés qui rendent la tâche des soldat du feu très compliquée. Ils œuvrent en pente tentant de ne pas tomber ou de glisser.

"La zone nord de l'île dans laquelle nous sommes actuellement commence à être stabilisée et à être plus tranquille", observe Francisco Moreno, technicien des opérations à risques au micro de BFMTV.

Longeant la forêt ravagée au bord de la route qui mène au volcan de Teide, le point le plus touristique de l'île, il ajoute que le feu continue cependant "d'être actif dans la zone sud".

Des troncs sont encore fumants. Des points chauds que les pompiers s'évertuent à traquer.

"Une île montagneuse"

Cette bataille contre le feu est d'autant plus difficile à cause de la géographie de l'île.

"Tenerife, c'est une île montagneuse", explique Abraham Farina Coelhos, pompier de Tenerife au volant de son 4x4 qui peine à monter les côtes. Outre ce dénivelé, la végétation unique, constituée de pin des Canaries de 15 à 30m de haut, n'améliore pas la situation.

L'une des particularités de cet arbre est de résister aux incendies, et de se régénérer par la suite. Mais il est malheureusement aussi propice à la propagation des flammes.

"Son écorche s'arrache, elle se retire de bas en haut, mais le coeur de l'arbre reste intact et repousse", illustre le soldat du feu arrachant un bout d'écorce carbonisé d'un simple geste de la main. En dessous, un tronc rougeâtre, signe de sa vitalité.

En plus basse altitude, les pompiers commencent à rafraîchir la terre. Mais la fatigue se fait sentir. "C'est beaucoup de travail, entre les nerfs et la fatigue, souligne Christina Maldonado, pompière sur l'île. Que ce soit Tenerife, les Canaries, les bénévoles, tout le monde a fait un immense travail."

Article original publié sur BFMTV.com