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Deepfake : d’où viennent les millions d’images trafiquées à caractère sexuel

D’où viennent tous ces deepfakes ? En janvier dernier, la célèbre chanteuse Taylor Swift était victime d’une vague de détournement de son visage sur X (ex-Twitter). Des milliers d’images trafiquées, qui la mettaient en scène dans des positions sexuelles, déferlaient sur le réseau social. Même la Maison-Blanche avait réagi, laissant entendre l’idée qu’une loi « devrait être mise en place pour traiter ce problème ».

Peut-on réellement freiner les deepfakes ? Difficile, voire impossible, car comme souvent sur Internet, tout est à portée de main. Les outils pour apposer un visage sur un autre pullulent sur le web et il suffit d’ouvrir les bonnes portes pour tomber sur un vaste marché du deepfake. Numerama s’est penché sur ces services qui font la promotion de détournement à caractère pornographique.

Créer un deepfake est de plus en plus simple

À la fin du mois de février, l’entreprise de cybersécurité CheckPoint a publié un rapport alarmant sur les usines à trafiquer les visages. « On dénombre plus de 3 000 référentiels liés à la technologie deepfake sur des plateformes telles que GitHub (un site dédié aux développeurs). Telegram héberge des centaines de canaux (entre 400 et 500 environ) et de groupes qui proposent des services de deepfake, allant de bots automatisés pour guider les utilisateurs tout au long du processus à des services personnalisés assurés directement par des particuliers. »

« Le prix de ces services varie.

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Crédits photos de l'image de une : Le marché du deepfake est en pleine explosion. // Source : Instagram / Telegram / Montage Numerama