Inégalités. La Belgique a calibré ses mesures sanitaires pour les familles bourgeoises

Le Vif-L'Express (Bruxelles)
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Si les restrictions imposées concernent tous les Belges, elles ont été pensées comme si la population n’était composée que de ménages aisés, où les parents peuvent télétravailler et les enfants disposer des conditions matérielles afin de poursuivre leur cursus, constate ce magazine. La pandémie a pourtant durement frappé les classes les plus populaires.

Père, mère, enfant, dans le jardin de leur villa. La photo a beau provenir d’une banque d’images, elle résume assez bien l’idée que se font les autorités belges du ménage-type, du moins lorsqu’il s’agit d’édicter des mesures sanitaires. C’est le constat que dresse le magazine Le Vif-L’Express dans son dossier de une cette semaine.

“Le virus lui-même est déjà notoirement inégalitaire, rappelle le journal. Les comorbidités dont il se régale (l’obésité, le diabète, les difficultés respiratoires, etc.) prospèrent en effet davantage parmi les classes populaires.”

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Mais en plus, la Belgique a “réglé ses mesures” sur le mode de vie “d’une certaine population déterminée socialement, bien nourrie, bien logée, bien vêtue, une classe qui a des loisirs, qui voyage et qui télétravaille”.

Une classe somme toute supérieure, dont le mode de vie serait celui de tous, et dont les préoccupations seraient plus essentielles que celles des autres.”

Ainsi, au moment de limiter les contacts, le gouvernement avait-il imaginé un concept de “bulle” beaucoup plus adapté à des familles nucléaires que, par exemple, à des étudiants vivant en colocation. Puis, lorsqu’il a autorisé de petits rassemblements à l’extérieur mais pas à l’intérieur, on a appris qu’il était possible de traverser “sa maison pour aller au jardin”, ce qui

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